Nous n'avons qu'une seule voie, je souligne; nous devons faire la révolution, nous devons prendre le peuple Congolais, le mettre debout et prendre ce qui reste de notre armée, de notre police, de notre sécurité pour bouter hors d'état de nuire cette structure étrangère( KABILA et son système) qu'on nous à imposé . Les citoyens congolais ont le droit de manifester pacifiquement à propos des limites du mandat présidentiel sans se faire attaquer par des voyous recrutés à cet effet. L’implication apparente de hauts responsables de la sécurité et du parti au pouvoir dans les attaques violentes montre jusqu’où les autorités sont capables d’aller pour stopper les manifestations de l’opposition.
Candidat à la présidentielle du 28 novembre, Léon Kengo wa Dondo, président de l’Union des forces du changement, veut être le Lula de la République démocratique du Congo. Comme l’ex-président brésilien, Lula da Silva qui a pu, au bout de deux mandats, transformé le Brésil en le hissant enfin au rang des pays émergents, Léon wa Dondo nourrit la même ambition pour la RDC. C’est pourquoi, a-t-il déclaré le week-end au lancement de sa campagne, il a choisi de concourir à la grande bataille pour la conquête de la magistrature suprême.
C’est donc le samedi 5 novembre 2011 que Léon Kengo a décidé de lancer la campagne dans le cadre de la salle de réunion de Roméo Golf dans la commune de Gombe. Un public select a assisté au lancement officiel de la campagne de celui qui ambitionne de rebâtir la RDC sur des bases solides et saines.
«Donnez-moi l’opportunité et je serai Lula pour la RDC», a-t-il répondu à une question de la presse. C’est un homme confiant, sûr de lui et plein de dynamisme qui se lance dans la campagne pour la présidentielle du 28 novembre. Même s’il dit demeuré encore dans la course, il continue néanmoins à plaider l’unité de l’Opposition pour une candidature, craignant que l’émiettement des voix ne profite au président sortant. «J’ai été le premier à lancer l’idée d’une candidature commune de l’Opposition, je continue à croire qu’on va y parvenir. Car, c’est la seule façon de gagner», a-t-il dit.
Candidat président de la République, il a dit disposer d’un projet élaboré sous forme de 100 propositions pour changer le Congo, pour gouverner autrement». «Contrairement à la rumeur, je n’ai pas renoncé à ma candidature à la présidence de la République. Voilà pourquoi, en cette qualité, je me dois de dévoiler mon programme, celui-ci est résumé en 100 propositions dont le texte vous sera sans doute distribué», a-t-il lancé comme pour confirmer son maintien dans le groupe de 11 candidats à la magistrature suprême.
Selon lui, ces 100 propositions ont été «le fruit d’une longue réflexion nourrie par plusieurs années d’expérience dans la gestion de notre pays». Elles s’inspirent pour l’essentiel, a-t-il dit, du Programme commun de gouvernement élaboré à l’Hôtel Sultani, se fondant autour de cinq piliers, en tout premier lieu, la restauration de l’autorité de l’Etat. Aussi, se considère-t-il comme homme idéal pour renverser la tendance et redonner le sourire au peuple congolais.
Lorsque certains pensent qu’il est en retard par rapport à la campagne, Léon Kengo répond en lingala : «Kokende liboso ezali kokoma te (Partir en premier n’est synonyme d’arriver avant tout le monde)». Il pense donc que rien n’est encore joué. Il a alors promis de se déployer dès cette semaine pour faire entendre son message. Au fond de lui, il se considère comme l’homme providentiel pour rebâtir la RDC et en faire enfin un pays plus beau qu’avant. «Oui, c’est possible», croit-il convaincu de ses capacités et de la maturité du peuple à faire le bon choix, non celui de la raison, mais plutôt celui de la raison.
La trame à son message est la marque de sa fureur de vaincre. «Je sais que notre pays est capable de tous ces exploits. Il n’y a pas de fatalité. Ensemble, nous pouvons vaincre la pauvreté. Ensemble, nous pouvons vaincre l’ignorance. Je crois aux atouts de notre peuple et au dynamisme de sa jeunesse. Je place tout mon espoir en vous tous. Ce que nous voulons peut s’accomplir. Si vous le voulez, vous pouvez faire de moi votre futur président de la République. C’est le pacte de confiance que je vous propose. En ce qui me concerne, je l’ai déjà signé», a-t-il souligné en conclusion à son message, invitant l’ensemble du peuple congolais à faire le bon choix le 28 novembre 2011
SOURCE: LE POTENTIEL