Nous n'avons qu'une seule voie, je souligne; nous devons faire la révolution, nous devons prendre le peuple Congolais, le mettre debout et prendre ce qui reste de notre armée, de notre police, de notre sécurité pour bouter hors d'état de nuire cette structure étrangère( KABILA et son système) qu'on nous à imposé . Les citoyens congolais ont le droit de manifester pacifiquement à propos des limites du mandat présidentiel sans se faire attaquer par des voyous recrutés à cet effet. L’implication apparente de hauts responsables de la sécurité et du parti au pouvoir dans les attaques violentes montre jusqu’où les autorités sont capables d’aller pour stopper les manifestations de l’opposition.
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Suivez l’interview de Mbusa dans CKS en bas de la page et relisez l’interview de Jaques Mumbere, pour mieux comprendre leurs raisons de pointer du doigt Joseph Kabila comme l’un des commanditaires de l’assassinat du colonel Mamadou Ndala.
Cela fait des mois que l’Est de la RDC, et particulièrement la ville de Béni subit des atrocités qui ont fait plusieurs morts dans des conditions inhumaines. Le gouvernement pointe du doigt les ADF-NALU, mais jusque là, il n’y a pas eu d’arrestations ni d’Interventions majeures pour stopper ces massacres des habitants de Béni.
Dans le souci d’en savoir plus sur la vraie situation de cette partie de la RDC, La voix de l’Afrique au Canada VAC Radio a pu joindre monsieur Jacques Mumbere qui nous a confié que des proches de Mbusa Nyamwisi, un grand leader de cette partie de l’Est de la RDC, présentement en exil, avaient fait des enquêtes dans le grand Kivu pour savoir d’où venait ces tueurs sans foi ni loi qui les extermine chaque jour communément appelés les ADF-NALU.
Selon lui, « ces enquêteurs et détectives privés avaient commencé par se rendre à Rutshuru et dans plusieurs localités du Nord-Kivu pour leur demander si certains membres de leurs communautés s’étaient déplacés pour la ville de Béni. Tous les leaders interrogés avaient confirmé n’avoir vu personne quitter leur région pour aller à Béni. »
Ceci nous pousse à nous demander, d’où viennent ces tueurs, et qui sont derrière eux?
Pour plus de clarté, monsieur Jacques Mumbere nous a accordé une interview écrite :
Jean-Luc Kienge : D’où viennent ces gens?
Jacques Mumbere : Une personne habitant Rusthuru nous a dit que vers fin aout, Il y avait eu une sorte de mésentente entre la Tanzanie et le Rwanda, lorsque cette première avait demandé à Kagamé de négocier avec le FDLR.
Entretemps, la Tanzanie avait chassé tous les refugiés rwandais de chez eux, et la plupart avaient des vaches.
Jean-Luc Kienge : Que s’est-il passé?
Jacques Mumbere : Ces gens là sont rentrés au Rwanda. 32 mille familles à peu près.
Le Rwanda ne voulait pas de ces refugiés rwandais sur son sol.
Kabila est parti négocier en secret avec le Rwanda pour recevoir tous ces refugiés en RDC.
Jean-Luc Kienge. : Pourquoi Kabila voulait recevoir ces refugiés chassés de la Tanzanie?
Jacques Mumbere : Depuis longtemps, Kabila et ses stratèges ont un plan de balkanisation de l’est de la RDC et spécialement la région de Beni.
Jean-Luc Kienge : Comment est le plan de Kabila?
Jacques Mumbere : Auparavant, Joseph Kabila utilisait des Hutus FDLR pour commettre les crimes dans la région de Beni, en les faisant passer pour les ADF Nalu, des rebelles islamistes Ougandais.
Avec la présence de la Monusco et les contre-attaques de Mamadou Ndala (paix à son âme), Kabila a changé de plan.
Jean-Luc Kienge. : Quel a été le nouveau plan de Kabila?
Jacques Mumbere : Il avait 3 plans :
Le premier plan consistait à prendre un groupe de réfugiés et les emmener au Rwanda dans des camps de formation pour les former. Nous connaissons même là où les camps sont situés. Dans ces camps d’entrainement, les refugiés rwandais venus de la Tanzanie sont formés pour apprendre comment exterminer les habitants de Béni.
Le deuxième plan consistait à sélectionner parmi les refugiés venus de la Tanzanie quelques jeunes, et les réintégrer dans le M23, pour ensuite les réarmer en suivant une formation au Rwanda aussi.
Le troisième plan Kabila et ses complices ont pris des femmes et des enfants de refugiés venant de la Tanzanie qui sont miliciens, et les ont déplacés vers Bunia où ils les ont installés.
Jean-Luc Kienge : Pourquoi les ont-ils installés à Bunia?
Jacques Mumbere : Ils les ont installés à Bunia comme une base arrière. Lorsque ces miliciens font des descentes pour s’infiltrer et faire des massacres à Béni, ils se replient par après à Bunia.
Jean-Luc Kienge : Plusieurs personnes témoignent que lorsqu’ils tuent, ils disparaissent dans la nature sans trace. Comment expliquer cela?
Jacques Mumbere : Selon nos enquêteurs, ces tueurs sont des FDLR et Refugiés venus de la Tanzanie qui ont été intégrés secrètement dans les FARDC.
Quand ils disparaissent après avoir tué les habitants de Béni, ils rentrent seulement dans les camps militaires, ou portent l’uniforme militaire tout en vivant avec la population sans gêne. Et la nuit, ils viennent tuer la population sous la supervision directe de Joseph Kabila.
Comment expliquer que ces ADF-NALU ont toujours vécu au Congo depuis bien longtemps. Ils étaient là du temps de Mobutu, comment se fait-il qu’ils n’avaient jamais commis des massacres pareils?
Subitement, à la fin du mandat de Joseph Kabila, ils commencent à tuer sans qu’on en arrête même un pour présenter à la télévision…
La réalité est que ce sont des miliciens tueurs intégrés dans l’armée congolaise avec un commandement spécial, sous ordres de Joseph Kabila lui-même.
Jean-Luc Kienge : Parlez-moi de ces faux ADF NALU qui tuent à Béni. Est-ce que c’est juste pour permettre à Kabila de faire son glissement ou y’a-t-il autre chose?
Jacques Mumbere : Oui, il y a autre chose : « la Balkanisation de la population.
Voici les instructions reçues au Rwanda après leur formations », nous avait confié un informateur présent à la fin de la formation des certains mayiboko (des éleveurs de vaches) et les refugiés Rwandais venus de la Tanzanie :
« Allez en République Démocratique du Congo (RDC) et cherchez aussi des terres. Si vousvoulez un pays à vous, vous devez vous battre pour l’avoir pour vos enfants et vos vaches. Au Congo, il y a tout. L’argent, des richesses en abondance et des vastes terres qui vous appartiennent, et Béni est votre première destination avant de prendre toute la région de l’est par la guerre ou par la ruse »
Le manque à gagner pour la région de Béni depuis le mois d’octobre jusqu’aujourd’hui sur le plan économique est de 840 millions de dollars, selon l’évaluation des économistes proches de Mr Mbusa Nyamwisi.
Source:La Voix de l'Afrique au Canada