Nous n'avons qu'une seule voie, je souligne; nous devons faire la révolution, nous devons prendre le peuple Congolais, le mettre debout et prendre ce qui reste de notre armée, de notre police, de notre sécurité pour bouter hors d'état de nuire cette structure étrangère( KABILA et son système) qu'on nous à imposé . Les citoyens congolais ont le droit de manifester pacifiquement à propos des limites du mandat présidentiel sans se faire attaquer par des voyous recrutés à cet effet. L’implication apparente de hauts responsables de la sécurité et du parti au pouvoir dans les attaques violentes montre jusqu’où les autorités sont capables d’aller pour stopper les manifestations de l’opposition.
Joseph Kabila, le président entrant ne devait pas l'être, tant les preuves sur sa non réélection s'accumulent au jour le jour. Les Missions d'Observations des élections dans leur majorité ont conclu à la non crédibilité des élections du 28 novembre dernier, à cause des irrégularités substantielles constatées dans toutes les phases des opérations électorales.
D'ailleurs, la communauté internationale, a avalisé les conclusions des ses observateurs, en boudant l'investiture de Kabila. Aucun hâte de marque, aucun président, sauf le funeste Robert Mugabe. Les délégations étrangères ont été représentées à un faible niveau, ce qui traduit, la distance qui s'est installée entre Kabila et la communauté internationale. Le ministre belge des affaires étrangères, Didier Reyders, qui devait effectuer le voyage pour la capitale congolaise, a finalement renoncé à cause de la légèreté avec laquelle la Cour suprême de Justice, a statué sur le contentieux électoral. Et pourtant ce ne sont pas les preuves de fraudes massives qui manquent, au contraire, il y a des milliers de procès-verbaux des bureaux de vote qui contredisent ceux de la CENI, disponibles sur leur site internet. Les PV que la rédaction de CONGONEWS s'est procuré (fac similé: celui d'en bas reprenant les résultats tels qu'affichés par les bureau de vote, celui d'en haut reprenant les résultats tels qu'affichés par les bureaux de votes et ceux publiés par la CENI en dégageant les écarts entre les deux), corroborent les accusations du Centre Carter, de l'Eglise catholique et de l'Union européenne. De façon systématique dans plusieurs bureaux de vote, au Katanga notamment, le candidat n°11, Etienne Tshisekedi, se voit retrancher des voix au profit du candidat n°3 Joseph Kabila. Tenez, dans le bureau de vote implanté dans le Complexe scolaire Christ-Sauveur/secondaire, identifié par le code n°11950 et la lettre Y, situé dans la commune de Kampemba au Quartier Bel Air 2; il s'est opéré une fraude grave. Sur un suffrage total de 316, les PV de ce bureau de vote indiquent que Tshisekedi wa Mulumba a obtenu 244 voix contre 72 voix à Joseph Kabila (voir fac Similé). Ce résultat n'apparaît pas ainsi sur les CD de la CENI ou sur leur site internet. La CENI, pour le même bureau de vote, donne à Etienne Tshisekedi 44 voix contre 264 à Joseph Kabila. Comme observation, il y a eu simultanément diminution de 200 voix de Tshisekedi et augmentation de ces 200 voix au profit de Kabila. Ces opérations de fraudes se sont produites dans plusieurs milliers de bureaux de vote sur l'ensemble du territoire national et si la Cour suprême de Justice, à la diligence de Vital Kamerhe, s'était donné la peine de vérifier les résultats de la CENI, elle se serait rendue compte des fraudes massives opérées par la CENI et la mouvance présidentielle. C'est le cas notamment aux centres Imara, EP Bustani, CS EDEN, Jean Calvin, etc. A la lumière de ces PV, la cérémonie d'investiture de Joseph Kabila comme président entrant, hier mardi 20 décembre, n'aurait pas due avoir lieu. A la place, il fallait que la CENI invalide des résultats honteusement maquillés pour favoriser le président sortant. La France, la Belgique, les Etats-Unis et bien d'autres capitales occidentales recommande vivement le dialogue aux acteurs politiques rd-congolais pour mettre fin à cette crise de légitimité naissante qui risque de plonger la sous-région dans l'instabilité. Les Etats-Unis ont même proposé leur assistance technique pour trouver des solutions à cette impasse électorale