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Nous n'avons qu'une seule voie, je souligne; nous devons faire la révolution, nous devons prendre le peuple Congolais, le mettre debout et prendre ce qui reste de notre armée, de notre police, de notre sécurité pour bouter hors d'état de nuire cette structure étrangère( KABILA et son système) qu'on nous à imposé . Les citoyens congolais ont le droit de manifester pacifiquement à propos des limites du mandat présidentiel sans se faire attaquer par des voyous recrutés à cet effet. L’implication apparente de hauts responsables de la sécurité et du parti au pouvoir dans les attaques violentes montre jusqu’où les autorités sont capables d’aller pour stopper les manifestations de l’opposition.

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une caricature de chef d’Etat

 

 

C’est un chef d’Etat ça ?». C’est la réaction dédaigneuse exprimée par de nombreux citoyens congolais après avoir visionné la conférence de presse animée mardi 18 octobre à Kinshasa par le président sortant «Joseph Kabila». L’homme est apparu, comme à son habitude, suffisant, arrogant et puéril. Il est apparu également déconnecté des réalités socio-politiques du pays qu’il dirige avec une ineptie rare depuis dix ans. Ne dit-on pas que le pouvoir rend fou? Ne dit-on pas que le pouvoir gâte les "petits" et améliore les "grands"?

Aveuglé par les coups d’encensoir des flagorneurs et autres pique-assiettes qui gravitent autour de lui, «Joseph» se prend pour un «homme providentiel». Il refuse de voir qu’il existe une grave crise de confiance entre lui et la population. Une population qui le considère comme un homme du passé. Cette population est décidée à ouvrir un nouveau chapitre de son Histoire.

Aveuglé par sa folie du pouvoir, «Joseph Kabila» se voit déjà en «vainqueur» de l’élection présidentielle prévue le 28 novembre prochain. L’homme se fie sans doute aux moyens d’Etat dont il dispose à sa guise pour dire "jy suis, j’y reste". Quels sont ces moyens? Il y a : la Banque centrale, l’armée, la garde présidentielle, la police, les services de renseignements civils et militaires. Le président sortant a des «atouts» pour soudoyer ou pour intimider la population. Que pense-t-il de l’humeur du moment de la grande majorité des Congolais qui est au changement?

Comment peut-on être le chef d’un Etat tout en étant incapable d’assurer la défense du territoire national face à des milices et des bandes armées manipulées par des acteurs internes et externes? Comment peut-on avoir l’ambition de diriger un Etat tout en étant incapable de fournir à la population de son pays les conditions minimales de sécurité sur le territoire national? Comment peut-on diriger un Etat sans pouvoir fournir à la population de l’eau courante, de l’électricité, des soins de santé et une éducation de qualité? Comment peut-on enfin être fier de diriger un Etat alors que l’on a la conscience chargée de nombreuses exécutions extrajudiciaires?

En dépit de ce sombre tableau, "Joseph Kabila" se voit encore à la tête du Congo démocratique pour les cinq prochaines années. Comment ne pas voir dans cette ambition criminelle un défi lancé à la nation congolaise toute entière?

Les Congolais sont fatigués de vivre dans un Etat inefficace. Un Etat incapable de leur apporter des réponses concrètes à leurs attentes les plus élémentaires. Une chose paraît sûre aujourd’hui : le président sortant «Joseph Kabila» est plus que jamais à la tête d’une oligarchie politico-militaro-financière qui tente de prendre en otage le destin des 60 millions des Congolais.

«Joseph Kabila» devrait faire la lecture de l’Histoire immédiate pour comprendre qu’il vaut mieux partir avant qu’il ne soit trop tard. Il devrait se souvenir de cette confidence qu’il avait faite au journaliste François Soudan (voir La revue pour l’intelligence du monde n°3 de juillet-août 2006) : «J’ai appris trois choses de Mobutu. Un : laissez-vivre la démocratie, ne la brimez pas. Deux : ne croyez jamais, n’essayez jamais de croire que le pays vous appartient. Vous appartenez au pays et tout le reste appartient au peuple. Trois : sachez toujours quand il est temps de partir et de quitter le pouvoir.» Paroles à méditer. N’est-ce pas trop demander à un homme qui se prend pour un chef d’Etat alors qu’il n’est en réalité qu’une caricature de chef d’Etat?
 

 

 

                                                             FIAMA

 


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