Nous n'avons qu'une seule voie, je souligne; nous devons faire la révolution, nous devons prendre le peuple Congolais, le mettre debout et prendre ce qui reste de notre armée, de notre police, de notre sécurité pour bouter hors d'état de nuire cette structure étrangère( KABILA et son système) qu'on nous à imposé . Les citoyens congolais ont le droit de manifester pacifiquement à propos des limites du mandat présidentiel sans se faire attaquer par des voyous recrutés à cet effet. L’implication apparente de hauts responsables de la sécurité et du parti au pouvoir dans les attaques violentes montre jusqu’où les autorités sont capables d’aller pour stopper les manifestations de l’opposition.
Le dossier «5 chantiers: comment on a jeté des millions dans un trou sans fond» («La Renaissance de la Nation», N° 03), a suscité de nombreuses réactions de la part de nos lecteurs. Nombreux ont - carrément - souhaité que nous puissions comparer les promesses faites aux réalisations accomplies. Ce qui nous paraît juste, et la méthode la plus idéale pour toute évaluation d’un programme. Nous nous y prêtons dans ce numéro. Nous commencerons par réaffirmer que le programme dit des «5 chantiers» a obtenu son contenu réel après l’élection de Joseph Kabila en 2006. C’est à ce moment-là que, sous la conduite de Jean-Marie Kasamba, l’on a confectionné une publication, intitulé : «La RDC à l’heure de la reconstruction. Les 5 chantiers de Joseph Kabila», ayant comme responsable de publication le cabinet du Président de la République et non l’équipe de campagne du candidat Joseph Kabila. Ce qui aurait été logique pour un programme électoral. l)ans la première préface que signe Kabila lui-même - la seconde étant du ministre du Plan, l’ex-SG du MLC Olivier Kamitatu - le chef de l’Etat fait sa profession de foi pour le mandat qui débutait. Il disait donc : «Lors de ma campagne électorale, j’avais fait promesse à la population congolaise de me consacrer dorénavant à la mobilisation de toutes les énergies possibles afin de reconstruire, grâce au soutien de tous, un Congo nouveau.
A cet effet, j’ai annoncé Cinq chantiers prioritaires que sont les infrastructures, la création d’empois, le logement, l’eau et l’électricité, ainsi que la santé et l’éducation» Et aussi: «Je reste convaincu que la réalisation de ces Cinq chantiers imprimera durablement un nouvel élan à la République démocratique du Congo que nous souhaitons forte et prospère, ouverte au développement. C’est ce qui justifie la priorité de ces axes de l’action du gouvernement».
Si nous ne pourrons pas évaluer l’ensemble des promesses faites - le contexte - un simple journal de 20 pages - ne s’y prêtant pas, nous allons analyser quelques promesses phares, dans chacun des chantiers, et dans différentes provinces du pays. Que nous donnent les résultats ? A chacun de juger. D’aucuns diront qu’il y n eu des routes réhabilitées à Kinshasa, certes. Mais s’agit- il d’autre chose que des actions tape-à-l’oeil, surfacturées à plein régime pour se remplir les poches?
En tout état de cause, nous sommes en droit de considérer comme non sérieux un programme électoral pour un mandat de 5 ans, et qui se chiffre à plus de 140 milliards de dollars américains, dans un pays dont hi part nationale du budget atteint à peine 3,5 milliards annuels. Il faudrait combien d’années pour réaliser un tel programme?
Cela étant, passons en revue quelques axes prioritaires de ce programme, chantier par chantier.
FIAMA