Nous n'avons qu'une seule voie, je souligne; nous devons faire la révolution, nous devons prendre le peuple Congolais, le mettre debout et prendre ce qui reste de notre armée, de notre police, de notre sécurité pour bouter hors d'état de nuire cette structure étrangère( KABILA et son système) qu'on nous à imposé . Les citoyens congolais ont le droit de manifester pacifiquement à propos des limites du mandat présidentiel sans se faire attaquer par des voyous recrutés à cet effet. L’implication apparente de hauts responsables de la sécurité et du parti au pouvoir dans les attaques violentes montre jusqu’où les autorités sont capables d’aller pour stopper les manifestations de l’opposition.
C'est l'heure des grandes manoeuvres politiques en République démocratique du Congo en vue des législatives et de la présidentielle prévues le 28 novembre. Et aux quatre coins du pays, majorité et opposition s'activent et comptent leurs soutiens. Le président sortant Joseph Kabila est candidat à sa propre succession. Les différents ténors de l'opposition se disent favorables à la désignation d’un candidat commun pour empêcher la réélection du chef de l'Etat. Le sortant veut rempiler et l'opposition entend empêcher cette réélection.
En tournée depuis le 12 août 2011, dans le Bas-Congo, l’UNC (Union pour la nation congolaise) de Vital Kamerhe draine des foules sur son passage. Dans cette province, l’ancien bras droit du président Kabila a un allié de taille, Ne Muanda Nsemi, le chef du mouvement mystique de Bundu dia Kongo (BDK).
Avant cela, le Katanga fief déclaré du chef de l’Etat et Kinshasa la capitale, ont accueilli triomphalement Etienne Tshikesedi de l'UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social) qui rentrait d’une tournée euro-américaine.
Bien qu’emprisonné loin de son pays, Jean-Pierre Memba Gombo du MLC (Mouvement de libération du Congo) fait encore partie de ceux qui comptent dans le paysage politique et pourrait espérer gagner la prochaine présidentielle. Les différents leaders de l’opposition se montrent tous désormais favorables à la désignation d’un candidat commun.
En face, la majorité présidentielle s’emploie à élargir sa base. Par exemple, des chefs coutumiers sont recrutés dans le Kivu, fief de Vital Kamerhe. Reste alors l’équation PALU (Parti lumumbiste unifié) d’Antoine Gizengué qui exige plus de considération dans ses relations avec la mouvance présidentielle et un programme commun de gouvernement à soumettre au peuple congolais.
Source:RFI