Nous n'avons qu'une seule voie, je souligne; nous devons faire la révolution, nous devons prendre le peuple Congolais, le mettre debout et prendre ce qui reste de notre armée, de notre police, de notre sécurité pour bouter hors d'état de nuire cette structure étrangère( KABILA et son système) qu'on nous à imposé . Les citoyens congolais ont le droit de manifester pacifiquement à propos des limites du mandat présidentiel sans se faire attaquer par des voyous recrutés à cet effet. L’implication apparente de hauts responsables de la sécurité et du parti au pouvoir dans les attaques violentes montre jusqu’où les autorités sont capables d’aller pour stopper les manifestations de l’opposition.
En RDC, des anciens parlementaires issus de la Conférence Nationale de la fin de l’ère Mobutu se battent encore pour toucher leurs salaires et leurs indemnités. Ils viennent de porter plainte contre l’Etat, ce n’est pas leur première action en justice. Ces anciens membres du Parlement de transition se considèrent comme les oubliés de la République.
Ils étaient 739 parlementaires en poste depuis cinq ans lorsque l’entrée victorieuse de Laurent Désiré Kabila à Kinshasa avait balayé les institutions en 1997. Déjà ils avaient cinq mois d’arriérés de salaire sous Mobutu, et depuis plus rien. Ils ont gagné un long procès contre l’Etat en 2004, mais le jugement donnant droit aux arriérés et aux indemnités n’a pas été appliqué. Aujourd’hui l’addition se monterait à environ 100 000 dollars par personne. L’un d’eux, Christos Joseph Papadimitriou, continue à se battre pour faire respecter leurs droits.
« Ce sont des citoyens qui ont rendu d’éminents services à l’Etat congolais ; mais ils sont oubliés, ils sont sacrifiés, et c’est une perte pour la nation », regrette Christos Joseph Papadimitriou.
Quelques-uns ont réussi à se recycler dans la politique, une minorité. La plupart sont carrément tombés dans la misère, plus de salaire, plus de soins médicaux ni de frais scolaires pour les enfants. 330 sont décédés depuis. Et cela continue.
« Nous venons de perdre un professeur d’Université, l’Honorable Lumbelele. Il est mort parce qu’il lui manquait 1000 Francs pour acheter quelques comprimés anti-malaria ! Et c’est la Croix-Rouge qui l’a enterré ! », raconte-t-il.
Un autre Parlement de 300 personnes avait été créé sous Kabila père, puis encore un autre de 600 sous la transition avant 2006. Ceux-là aussi se battent pour toucher leurs indemnités.
Source: RFI