Nous n'avons qu'une seule voie, je souligne; nous devons faire la révolution, nous devons prendre le peuple Congolais, le mettre debout et prendre ce qui reste de notre armée, de notre police, de notre sécurité pour bouter hors d'état de nuire cette structure étrangère( KABILA et son système) qu'on nous à imposé . Les citoyens congolais ont le droit de manifester pacifiquement à propos des limites du mandat présidentiel sans se faire attaquer par des voyous recrutés à cet effet. L’implication apparente de hauts responsables de la sécurité et du parti au pouvoir dans les attaques violentes montre jusqu’où les autorités sont capables d’aller pour stopper les manifestations de l’opposition.
Le compte à rebours a commencé pour les scrutins du 28 novembre 2011. Selon le calendrier de la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante), les Congolaises et Congolais enrôlés devraient se présenter dans les bureaux de vote dans 38 jours. Mais, en attendant cette échéance, une question trotte dans de nombreux esprits : pourquoi les listes électorales ne sont-elles pas affichées?
Pour le bureau de la CENI, qui a renvoyé tout le monde à son site Internet, une telle préoccupation serait sans objet : toutes les listes sont là. Quant on connaît le taux dérisoire d'accès de nos concitoyens aux nouvelles technologies de l'information et de la communication, on peut jurer que des millions d'entre eux risquent de ne jamais consulter le site Internet de la CENI et partant de rester dans l'ignorance de leur statut réel d'électeur ou de non électeur, même dans les grandes villes.
Et lorsque, à la difficulté technique et financière d'accéder à l'Internet, viennent se greffer les coupures intempestives d'électricité ou l'absence totale de desserte en énergie électrique sur presque toute l'étendue du territoire national, on peut aisément imaginer la situation inconfortable dans laquelle Daniel Ngoy Mulunda et ses proches collaborateurs ont placée des millions de compatriotes. La République Démocratique du Congo, pays d'accueil du barrage hydroélectrique d'Inga, présente malheureusement le paradoxe d'un pays où des provinces entières, aux dimensions de certains Etats, souffrent du manque d'électricité.
Or, dans l'entendement du législateur, les listes des électeurs devraient être affichées là où ces derniers avaient été identifiés et enrôlés. La précaution n'est pas inutile. L'affichage géographique des listes électorales de proximité devrait permettre à chaque détenteur ou détentrice de la carte d'électeur de savoir s'il ou elle fait réellement partie du corps électoral.
Ensuite, l'étalage du fichier électoral au grand jour serait le meilleur moyen de mettre un terme aux accusations non transparence du fichier électoral.
Les leaders et membres de l'opposition politique notamment auraient ainsi le loisir de passer sur le tamis les cas vrais ou supposés d'enrôlement des mineurs, policiers, militaires ou étrangers ; d'infiltration du fichier électoral par des doublons, des fictifs ou des morts. Bref, l'occasion serait donnée à chaque résident congolais d'un quartier ou d'un village de s'assurer que tous les noms affichés à la façade d'un bureau d'identification et d'enrôlement sont ceux des Congolais éligibles aux scrutins de 2011 à 2013. En clair, la CENI devrait se faire violence pour aller au delà de l'étape de l'Internet et rendre les listes électorales facilement accessibles à toutes les personnes physiques et morales tourmentées par les irrégularités ayant émaillé les opérations d'identification et d'enrôlement des électeurs. C'est maintenant ou jamais, à 38 jours des élections présidentielle et législatives nationales, que Daniel Ngoy Mulunda et compagnie devraient convaincre leurs partenaires politiques et sociaux qu'ils dirigent une institution résolument déterminée à s'assumer comme l'église au milieu du village, non une appendice du pouvoir.
SOURCE: LE PHARE