Nous n'avons qu'une seule voie, je souligne; nous devons faire la révolution, nous devons prendre le peuple Congolais, le mettre debout et prendre ce qui reste de notre armée, de notre police, de notre sécurité pour bouter hors d'état de nuire cette structure étrangère( KABILA et son système) qu'on nous à imposé . Les citoyens congolais ont le droit de manifester pacifiquement à propos des limites du mandat présidentiel sans se faire attaquer par des voyous recrutés à cet effet. L’implication apparente de hauts responsables de la sécurité et du parti au pouvoir dans les attaques violentes montre jusqu’où les autorités sont capables d’aller pour stopper les manifestations de l’opposition.
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Les autorités coutumières du territoire de Masisi, au Nord-Kivu, redoutent un soulèvement populaire imminent à cause de la présence du colonel Zabuloni de la Police nationale congolaise (PNC) à Masisi-centre. Selon elles, cet officier est accusé de plusieurs crimes commis contre les populations locales pendant la guerre entre l’ancien mouvement rebelle de CNDP et les FARDC.
Les chefs coutumiers de Masisi ont exigé, ce lundi 29 août, du gouvernement congolais le départ, sans délai, de celui qu’ils qualifient de « criminel ».
La présence du colonel Zabuloni, avec sa propre police à Lushebere, à 5 km seulement du chef-lieu du territoire, ont-ils précisé, est à la base de la tension qui caractérise la cité et ses environs.
«Le gouvernement doit s’investir pour trouver solution à cette crise », a souligné, Bakungu Michel, chef de groupement des Bafuna:
«Zabuloni vient pour intimider les gens. [Il cherche] à s’imposer dans nos esprits. Nous avons vu qu’ils [Zabuloni et ses éléments] veulent encore nous piller. Comme on avait brûlé Masisi dans le passé et que tout le monde avait fui (…) Le gouvernement doit prendre ses responsabilités.»
Depuis sa nomination, début août, à la tête de la police à Masisi, selon des sources locales, Zabuloni fait face à une forte contestation de la part d’une grande partie de la population de ce territoire.
Les habitants de Masisi ont manifesté pendant trois jours, du 11 au 13 août, contre la nomination de cet ancien chef de milice Maï-Maï, au poste de commandant de la police locale.
Rappelé par la hiérarchie de la police à Goma et nommé commandant de la police d’assainissement et de calamité, le colonel Zabuloni refuse toujours cette nomination.
Les responsables de la police à Goma ont déclaré que la solution à ce problème se trouve à Kinshasa.
FIAMA