Nous n'avons qu'une seule voie, je souligne; nous devons faire la révolution, nous devons prendre le peuple Congolais, le mettre debout et prendre ce qui reste de notre armée, de notre police, de notre sécurité pour bouter hors d'état de nuire cette structure étrangère( KABILA et son système) qu'on nous à imposé . Les citoyens congolais ont le droit de manifester pacifiquement à propos des limites du mandat présidentiel sans se faire attaquer par des voyous recrutés à cet effet. L’implication apparente de hauts responsables de la sécurité et du parti au pouvoir dans les attaques violentes montre jusqu’où les autorités sont capables d’aller pour stopper les manifestations de l’opposition.
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Aux législatives nationales, les sociétaires de la Majorité présidentielle n’auront aucun cadeau à. se faire. Tout en livrant bataille contre les candidats de l’Opposition qui seront très virulents sur le terrain, ils seront obligés de se battre entre eux. Sans pitié et jusqu’à la “ dernière goutte de sang” surtout dans les circonscriptions uninominales (à seul siège à disputer).
Même dans les circonscriptions plurinominales, la tâche n’en sera pas moins ardue. Et le risque, dans les deux cas de figure, demeure énorme.
Enorme pour une Majorité qui rêve et y tient plus que tout d’une Majorité parlementaire homogène.
Beaucoup plus ardu encore pour le parti présidentiel qui ne fait aucun mystère de sa boulimie parlementaire.
Le PPRD qui tient à tout prix à Bouffer de la primature, aura fort à faire sur le terrain. Il sera contraint de faire face à un double front. Celui des candidats de l’Opposition comme celui de candidats des partis alliés.
Il faudra alors craindre que cette double adversité ne se mue, suivant la logique pratique du terrain, en un front commun circonstanciel.
La frustration jouant, il y a risque que beaucoup d’alliés ne fassent barrage la couvée que va lancer le parti de l’avenue Pumbu.
Il sera dès lors très difficile, voire impossible de rééditer l’exploit de 2006. Et dire que le parti cher à Joseph kabila mise plutôt sur la nette amélioration de son score aux législatives nationales précédentes. En effet, dans les milieux proches de la haute direction de ce parti, on parle de doubler le score de 2006.
Mauvaise chasse
Le pari est très risqué. C’est un comme si demandai tout un village d’aller à la chasse, mais de ne pas compter sur la prise du voisin. Que ferait tout naturellement celui qui, n’étant pas sûr d’attraper quelque chose, voit son voisin sur le point d’abattre un gros gibier ? Il n’hésiterait pas un seul instant à poser l’acte fatal qui ferait s’échappe r l’animal du point de mire du voisin. Ainsi, tout le monde aura raté sa chasse et va rentrer les mains vides au village.
C’est pourquoi, connaissant cet aspect pervers de la nature humaine, contre laquelle nul ne peut rien faire, les ancêtres ont imposé la solidarité africaine. Celle-ci veut que celui qui a attrapé du gibier le partage obligatoirement avec tout le monde. Ses compagnons de chasse comme les paresseux du village. Si cette loi de solidarité n’existait pas, la chasse serait un fiasco pour tout le monde. Car, au lieu de s’affairer contré le gibier, les équipiers de chasse passeraient leur temps à se nuire et à se combattre.
Mais le PPRD se dit capable de réinventer la roue en novembre 2011. Réussira-t-il son pari ? Difficile de le dire pour autant que la roue de l’histoire ne se soumet presque jamais à la réinvention.
Entre-temps, il y a fort à craindre. Le manque d’enjeu et de motivation pour beaucoup d’alliés, risque de porter atteinte à l’engagement de hisser le candidat unique de la Majorité au sacre. L’être humain, il ne faut jamais l’oublier, agit par intérêt. Alors de quel intérêt représentera une randonnée électorale où l’on demande à chacun de se débrouiller ? Il n’existe pas pire venin pour le triomphe d’une cause de groupe que cette logique exaltant plusieurs convergences parallèles. C’est pourquoi, des analystes avertis invitent J.Kabila, en bon commandant, à battre le rappel des troupes pour mettre fin à la zizanie.
FIAMA