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Nous n'avons qu'une seule voie, je souligne; nous devons faire la révolution, nous devons prendre le peuple Congolais, le mettre debout et prendre ce qui reste de notre armée, de notre police, de notre sécurité pour bouter hors d'état de nuire cette structure étrangère( KABILA et son système) qu'on nous à imposé . Les citoyens congolais ont le droit de manifester pacifiquement à propos des limites du mandat présidentiel sans se faire attaquer par des voyous recrutés à cet effet. L’implication apparente de hauts responsables de la sécurité et du parti au pouvoir dans les attaques violentes montre jusqu’où les autorités sont capables d’aller pour stopper les manifestations de l’opposition.

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PRISE EN ÉTAU PAR PLUSIEURS TÊTES D’ÉROSIONS La population de Binza Delvaux fait entendre autrement sa voix

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Elle est descendue dans la rue brûlant des vieux pneus et brandissant des calicots portant des messages de détresse, gênant la circulation sur la Route de Matadi, à Delvaux.

Ras-le-bol. La matinée de jeudi 13 octobre 2011 n'a pas été de tout repos pour les automobilistes qui empruntent au quotidien la route de Matadi en passant par le quartier Binza Delvaux, dans la commune de Ngaliema. Ces derniers ont été contraints de subir les affres d'un embouteillage monstre créé. A la base, des pneus brûlés sur toute la largeur de la route au niveau du marché de Délvaux par des habitants dépités de se démener seuls contre les érosions qui menacent d'enrayer leur quartier.

Seuls les automobilistes qui connaissent le fond du quartier comme leurs poches se sont tirés d'affaires en s'enfonçant dans des avenues pour la plupart impraticables, au risque d'y laisser leurs pneus. Pour eux, il était question de contourner, l'obstacle en vue gagner du temps car, ceux qui avaient gardé, leur mal en patience ont dû perdre plusieurs heures avant que la situation soit décantée avec l'intervention de la police appelée au secours. 

En effet, renseignement pris, cette triste situation était volontairement créée par les jeunes gens de ce quartier estimant que c'est de cette seulement que l'on peut attirer l'attention des autorités sur le malheur qui les frappe depuis plusieurs années avec l'avancée rapide et inquiétante de l'érosion de l'avenue Lalou qui, jadis, reliait Binza Delvaux à la commune de Selembao. Ils disent avoir en vain usé de toutes les Voies, à leur portée pour se faire entendre, c'est comme s'ils criaient dans le désert. On se souvient qu'à chaque fois que les habitants de Delvaux avaient l'occasion de parler dans les micros leur tendus par les reporters des chaînes de télévision de la place habituées aux infos de proximité, ils n'hésitaient nullement de se livrer coeur joie en interpellant les gouvernants sur leur sort. On, était encore pendant la saison sèche. Des calicots portant des mentions de détresse ont également été placés à l'entrée de l'avenue Lalou et y sont restés pendant plusieurs mois sans que personne ne s'y intéresse. Pourtant, la plupart de décideurs tant au niveau national que de la ville habitent les quartiers Binza Pigeon, Binza UPN, Cité verte, Maman Mobutu... et sont tenus de passer par Delvaux chaque matin pour atteindre le centre-ville et chaque soir en regagnant leurs résidences. Que ceux-ci aient donné l'impression d'avoir endurci leurs coeurs malgré tous ces cris de détresse a été mal perçu par la population de Delvaux qui voit le danger la guetter chaque jour qui passe, surtout avec le retour des pluies, qui emportent des maisons supplémentaires sur leur passage. A cet effet, il convient de souligner que l'érosion de l'avenue Lalou a déjà englouti des dizaines de maisons en faisant plusieurs sans abris. L'action menée' ce jeudi 13 octobre 2011 est un acte de plus posé en signe de désespoir nous â confié un jeune homme rencontré dans les' parages. Ce dernier qui a été rejoint par ces camarades, soutient que si les autorités politico administratives' continuent de faire la sourde oreille et ne s'investissent pas dans le malheur qui les accable pour que la solution soit trouvée, les actions analogues seront multipliées davantage de façon à rendre la vie difficile aux usagers de la route de Matadi. Drôle de menaces. Faudra-t-il attendre jusqu'à ce que l'érosion de Lalou atteigne cette route principale pour qu'elle présente réellement un danger comme l'a été celle de Mataba qui a mobilisé toute l'attention du public jusqu'à que son avancée ait été stoppée, s'interroge-t-on par les habitants de Lalou désemparés. Cette question mérite d'être posée dans la mesure où là situation dans laquelle vivent les habitants de Lalou n'a que trop duré.

 

SOURCE:AfricaNews

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