Nous n'avons qu'une seule voie, je souligne; nous devons faire la révolution, nous devons prendre le peuple Congolais, le mettre debout et prendre ce qui reste de notre armée, de notre police, de notre sécurité pour bouter hors d'état de nuire cette structure étrangère( KABILA et son système) qu'on nous à imposé . Les citoyens congolais ont le droit de manifester pacifiquement à propos des limites du mandat présidentiel sans se faire attaquer par des voyous recrutés à cet effet. L’implication apparente de hauts responsables de la sécurité et du parti au pouvoir dans les attaques violentes montre jusqu’où les autorités sont capables d’aller pour stopper les manifestations de l’opposition.
La communauté internationale, à travers ses observateurs, a vu des preuves de tricherie et des privilèges exorbitants accordés au seul candidat Joseph Kabila. Dans ce cas précis, comme dans tant d’autres encore, le même devoir de vérité s‘impose également à elle. Hier lundi 28 novembre 2011, le monde entier a eu les yeux rivés sur le déroulement des élections présidentielle et législatives organisées en RDC par la Commission électorale nationale indépendante présidée par le pasteur Daniel Ngoy Mulunda.
Nous en voulons pour preuves la place réservée à cet événement par des médias des pays intéressés aux affaires de la RDC ainsi que l’attention particulière que des Etats coopérant avec celle-ci y ont attaché à travers leurs nombreuses observations pertinentes et leurs recommandations.
A l’intérieur même de ce pays, la même attention accordée à cet événement d’importante immédiate s’est manifestée à travers un engouement sans précédent des masses populaires dans les villes et campagnes malgré les aléas climatiques, les longues distances imposées par la délocalisation tendancieuse des centres et de bureaux de voté à l’initiative des responsables de la CENI, l’intimidation des électeurs par des éléments de Forces Armées, de la Police, des services de renseignements, des miliciens organisés par des partis membres de la Majorité présidentielle, le retard inconsidéré dans la mise en place des kits électoraux, l’ouverture des bureaux de vote, la disponibilisation des bulletins de vote, etc.
Ils étaient tous informés !
Comme on peut le constater, tout avait été mis en batterie par la CENI afin d’obtenir le découragement ou la désorientation du public dans les agglomérations et autres contrées du pays supposées totalement acquises à Etienne Tshisekedi ou à d’autres adversaires au candidat de la Majorité présidentielle, mais le taux de participation aux deux scrutins majeurs augmentait de façons spectaculaire jusqu’à la fermeture de bureaux de vote !
Tout au long de la journée d’hier lundi 28 novembre 2011, Daniel Ngoy Mulunda et ses compères de la CENI étaient régulièrement informés du comportement exemplaire des électeurs; mais aussi et surtout des tendances positives ou négatives qui se dessinaient autour de chaque candidat aussi bien à la présidentielle qu’à fa législative dans chaque circonscription électorale ! De même, chaque candidat était régulièrement renseigné par ses témoins de la fréquence des suffrages exprimés par ses électeurs qui ne cachaient pas leurs sentiments au sortir de bureaux de vote.
Plusieurs fois Ngoy Mulunda a été informé de graves irrégularités constatées avant, pendant et après le déroulement de deux scrutins d’hier. Bien que lesdites irrégularités aient été souvent étayées par des preuves formelles, ce dernier fait semblant de tout ignorer et se cabre dans sa logique de laisser pourrir la situation en comptant sans nul doute sur la très mauvaise solution du fait accompli chère à la Majorité présidentielle!
Dans la lumière de la vérité
On a encore présent à l’esprit que cette politique du fait accompli avait réussi à cette fameuse majorité lors de la révision constitutionnelle ayant permis l’élection du Président de la République à un seul tour de scrutin et lors d’autres tripatouillages, notamment ceux relatifs à l’enrôlement des électeurs ou à la révision du fichier électoral à la base du gâchis observé aujourd’hui. Ngoy Mulunda espère-t-il avoir le même résultat avec la présente manipulation des élections?
Manifestement, le Président de la CENI n’a plus de marge de manoeuvres pour pouvoir éviter de dire la vérité à la face du monde sur tout ce qui s’est passé avant et pendant les élections qui viennent de se dérouler dans le pays car tout est désormais clair comme de l’eau de rocher.
On note aussi que la communauté internationale, à travers ses observateurs avisés, a vu d nombreuses preuves de tricherie et des privilèges exorbitants accordés au seul candidat Joseph Kabila pour s’assurer la victoire au détriment de ses concurrents. Dans ce cas précis comme dans tant d’autres encore le même devoir de vérité s’impose également à elle.
Homme d’Eglise engagé par serment à marcher toujours dans la lumière de la vérité malgré et contre tous, Daniel Ngoy Mulunda doit procéder dès maintenant à l’examen de sa conscience car un choix difficile s’impose à lui !
En effet, il est appelé à choisir entre l’embrasement du pays impliquant son entière responsabilité dans la fabrication et la proclamation de faux résultats électoraux et son total détachement des choses du monde pour dire la vérité qui est synonyme de Dieu pour le salut du pays et de son peuple
SOURCE: LA TEMPETE DES TROPIQUES