Nous n'avons qu'une seule voie, je souligne; nous devons faire la révolution, nous devons prendre le peuple Congolais, le mettre debout et prendre ce qui reste de notre armée, de notre police, de notre sécurité pour bouter hors d'état de nuire cette structure étrangère( KABILA et son système) qu'on nous à imposé . Les citoyens congolais ont le droit de manifester pacifiquement à propos des limites du mandat présidentiel sans se faire attaquer par des voyous recrutés à cet effet. L’implication apparente de hauts responsables de la sécurité et du parti au pouvoir dans les attaques violentes montre jusqu’où les autorités sont capables d’aller pour stopper les manifestations de l’opposition.
La télévision nationale a publié, hier, une ordonnance du Chef de l'Etat portant nomination de nouveaux magistrats civils du ministère public avec le grade de substitut du Procureur de la République. Au total, 972 nouveaux magistrats viennent ainsi d'être versés dans la magistrature pour renforcer l'administration de la justice.
Ces nouvelles nominations viennent à la suite de celle des 1.000 magistrats recrutés l'année dernière à travers un concours ad hoc. Les heureux promus furent, ensuite, soumis à une formation avant d'être affectés, pour la plupart, dans différentes structures à travers le pays, même si bien d'autres attendent encore leur affectation.
Le programme de recrutement des magistrats vise à combler la fracture observée dans ce domaine et qui occasionne un déficit dans l'administration de la justice sur les plans aussi bien quantitatif que qualitatif. Il se veut également une réponse à l'impératif de la trilogie exécutif - législatif - judiciaire de tout ordre institutionnel qui se veut démocratique comme la RDC.
Au moment du lancement du recrutement des magistrats, la RDC comptait seulement 1.714 magistrats, soit 1 magistrat pour 30.000 habitants. Une situation qui donnait lieu à une juridiction pour 30.000 km, indiquaient alors des sources gouvernementales. Pour combler ce déficit et répondre au besoin d'essaimage des tribunaux de paix, le Gouvernement avait ainsi initié le recrutement de 2.000 magistrats à mécaniser en deux phases en raison des contraintes budgétaires. Le Gouvernement entendait également, par cette démarche, mettre en place 145 tribunaux de paix à travers le pays.
Mais une chose est de vouloir combler la fracture judiciaire et améliorer l'administration de la justice, et une autre d'accompagner ce qui précède des moyens qui s'imposent. En effet, il s'est écoulé plus d'une année depuis qu'est intervenu le premier recrutement des magistrats par un système inédit de concours.
Une fois sur terrain, cependant, les nouveaux promus ont été confrontés à des difficultés qui ne leur permettaient pas de donner le meilleur d'eux-mêmes. Si certains ont pu gagner leur lieu d'affectation après de longs mois d'attente, ils y ont trouvé des conditions pour le moins hostiles à une bonne administration de la justice. Du manque de locaux à celui de matériels de travail en passant par les besoins de logement et même de survie, c'est presqu'abandonnés à eux-mêmes que les nouveaux arrivés ont trouvé leurs aînés qui leur souhaiteront alors la « bienvenue dans la galère ».