Nous n'avons qu'une seule voie, je souligne; nous devons faire la révolution, nous devons prendre le peuple Congolais, le mettre debout et prendre ce qui reste de notre armée, de notre police, de notre sécurité pour bouter hors d'état de nuire cette structure étrangère( KABILA et son système) qu'on nous à imposé . Les citoyens congolais ont le droit de manifester pacifiquement à propos des limites du mandat présidentiel sans se faire attaquer par des voyous recrutés à cet effet. L’implication apparente de hauts responsables de la sécurité et du parti au pouvoir dans les attaques violentes montre jusqu’où les autorités sont capables d’aller pour stopper les manifestations de l’opposition.
/http%3A%2F%2Fnyota.net%2Fimages%2F27juillet2011-moise-katumbi-a-l-aeroport-de-la-luano-a-son-retour-des-vacances-d-europe.jpg)
« Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose », dit un proverbe. Le gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi Chapwe a regagné paisiblement le chef-lieu de la province le 27 juillet en provenance d’Europe où il passait ses vacances « avec l’autorisation du chef de l’Etat » a-t-il confié aux médias. Toute sa famille était avec lui à la descente d’avion où l’attendait des membres du gouvernement provincial et des fans du TP Mazembe.
En effet, un tabloïd kinois avait affirmé que l’homme d’Etat katangais s’était exilé et l’affaire avait fait grand bruit vu sa grande popularité aux quatre coins de la République démocratique du Congo. Ce média rappellera même ses articles datant de 2008 où, paraît-il, Moïse Katumbi allait démissionner de ses fonctions de gouverneur de province.
A ces articles rédigés tous au conditionnel (signe de manque de sérieux journalistique), le sulfureux Honoré Ngbanda, ex-chef des espions de Mobutu avait publié sur son site que le chef de l’exécutif provincial du Katanga était en fuite en compagnie du footballeur Trésor Mputu. Ce dernier aurait reçu du poison de Janet Kabila à verser dans la nourriture de M. Katumbi et il aurait dénoncé ce complot à son président de club et bienfaiteur.
Chacun y est ainsi allé de son commentaire tandis que le concerné gardait silence préférant ne pas fournir de l’eau au moulin de ses détracteurs. Car, il s’agit manifestement de papiers inspirés par d’inévitables adversaires politiques qui lui font une guerre de nerfs croyant le déstabiliser psychologiquement.
Il se fait malheureusement que plusieurs acteurs politiques de la RDC continuent de ne voir en Moïse Katumbi qu’un néophyte politique parce qu’il a surgit comme un météore aux élections de 2006. Mais, ses adversaires politiques ne se rendent pas compte que ce businessman et sportif invétéré est un homme habitué à se battre jusqu’au bout malgré son humilité légendaire.
Avec l’équipe du TP Mazembe dont il est président aujourd’hui avec deux titres de champion d’Afrique, le chairman Katumbi s’est battu plus de quinze ans pour arriver à ses fins. Dans les affaires, ce n’est pas non plus un parvenu. Il y est pour ainsi né et a fourbi patiemment ses armes à l’ombre de son frère aîné, le richissime Katebe Katoto bien connu des Katangais. Il est ainsi devenu le millionnaire qui partage aujourd’hui ses bénédictions avec les plus démunis tant de sa province que d’ailleurs.
Un vertébré politique
La politique, Katumbi Chapwe en savait quelque chose depuis des années parce qu’à un certain niveau d’affaires, il faut absolument traiter avec les politiques. Dans son exil du début des années 2000, il a du certainement méditer sur sa province natale et le devenir de la RDC. A son retour d’exil à Lubumbashi le 11 juillet 2003, l’homme avait de nouvelles idées son équipe de football et ses affaires qui ont pris une nouvelle dimension.
En s’engageant en politique en 2006, c’est un homme qui a mûrement réfléchi et qui a un projet pour aider les Congolais en général et les Katangais en particulier. Et il savait pertinemment dans quel guêpier il plongeait ses pieds. Et ce Moïse Katumbi que certains tiennent à assimiler à un apprenti avait conçu des stratégies efficaces pour réussir aux élections au point de démystifier les traditionnels poids lourds.
Katumbi Chapwe est en effet le meilleur élu du pays aux législatives nationale et provinciale de 2006 avant de se faire élire au second degré par ses pairs députés provinciaux au poste très envié de gouverneur de la riche province du Katanga. Il a su déjouer toutes sortes de pièges et posé des actions populaires en dépit de l’opposition des adversaires du peuple katangais.
Ce n’est donc pas un tel acteur politique qu’on peut déstabiliser par une simple pression médiatique. La preuve en est qu’après d’injustes et méchantes attaques d’une certaine presse, Moïse Katumbi a continué à travailler sans désemparer pour les Katangais. Les résultats qu’il a obtenus chez lui au Katanga font que des Congolais d’autres provinces souhaitent le voir à la tête de leurs entités politico-administratives.
Son retour sans tapages à Lubumbashi le 27 juillet est le démenti le plus cinglant infligé aux manipulateurs d’opinion lancé à ses trousses. Cela démontre qu’il n’y a aucun nuage entre lui et l’autorité morale de son parti politique le PPRD. Tout le monde connaît sa fidélité au président Joseph Kabila qu’il soutient partout et tous temps tant en paroles qu’en actes.
Le retour de Moïse Katumbi est une autre façon de dire qu’il ne peut décevoir les Katangais qui lui ont confié leur province à gérer pour 5 ans et qu’il ira au bout de ses efforts avec la force et l’intelligence que Dieu lui a donné. En vertébré politique qu’il est devenu, M. Katumbi Chapwe est prêt à conduire les élections apaisées dans sa province comme il en a donné le ton en rassurant le président Etienne Tshisekedi de l’UDPS qui annonce son arrivée sur ce vendredi à Lubumbashi.
Le gouverneur élu du Katanga ne cédera son fauteuil qu’à un autre Katangais démocratiquement élu. A une question de la presse sur son exil supposé, il réagira vivement : « Laisser la province à qui ? Je suis parti en vacances avec l’autorisation du chef de l’Etat. Je reviens pour continuer les 5 chantiers ! ».
Si les Katangais qui ne jurent que par Moïse Katumbi veulent qu’il continue son projet inclut dans les 5 chantiers de la République, il reviendra. Avis donc aux amateurs de distractions malsaines : l’heure est aux élections démocratiques, transparentes et apaisées !