Nous n'avons qu'une seule voie, je souligne; nous devons faire la révolution, nous devons prendre le peuple Congolais, le mettre debout et prendre ce qui reste de notre armée, de notre police, de notre sécurité pour bouter hors d'état de nuire cette structure étrangère( KABILA et son système) qu'on nous à imposé . Les citoyens congolais ont le droit de manifester pacifiquement à propos des limites du mandat présidentiel sans se faire attaquer par des voyous recrutés à cet effet. L’implication apparente de hauts responsables de la sécurité et du parti au pouvoir dans les attaques violentes montre jusqu’où les autorités sont capables d’aller pour stopper les manifestations de l’opposition.
Le président congolais Denis Sassou Nguesso et sa femme Antoinette, mis en cause dans l'enquête des biens mal acquis, le 23 octobre 2010 à Montreux ©AFP
PARIS (AFP)
Le parquet de Paris a refusé d’élargir l’enquête sur le patrimoine en France des présidents du Congo, du Gabon et de Guinée équatoriale et de leurs proches qui auraient continué de s’enrichir après le dépôt d’une plainte pour "biens mal acquis" en 2008, a indiqué jeudi l’avocat des parties civiles.
Les présidents du Congo Denis Sassou Nguesso, de Guinée équatoriale Teodoro Obiang Nguema et le défunt chef d’Etat gabonais Omar Bongo Ondimba et leurs proches ont poursuivi leurs acquisitions en France après la plainte déposée en 2008 par Transparency International France (TI), spécialisée dans la lutte contre la corruption, révèle le quotidien Le Monde.
Les juges en charge de l’enquête sur les "biens mal acquis" ont demandé au parquet de pouvoir examiner l’origine éventuellement frauduleuse de ces acquisitions postérieures au dépôt de la plainte, mais cette extension leur a été refusée, a indiqué à l’AFP Me William Bourdon.
Selon le quotidien, les policiers ont établi qu’en novembre 2009, 26 voitures de luxe et six motos d’occasion, d’une valeur d’environ 12 millions de dollars, ont été acheminées depuis les Etats-Unis par le fils de Teodoro Obiang Nguema vers l’aéroport de Vatry (près de Paris), pour être réexportées vers la Guinée équatoriale.
Ali Bongo, fils d’Omar Bongo, qui lui a succédé à la tête du Gabon, a de son côté acquis en 2009 une voiture Bentley en France facturée plus de 200.000 euros tandis que l’épouse de Denis Sassou Nguesso a acheté une Mercedes Classe E immatriculée CD (corps diplomatique), poursuit le journal.
"C’est une décision ahurissante, contraire à l’efficacité de l’enquête et en ligne avec la logique d’obstruction du parquet depuis 2007", a poursuivi Me Bourdon.
Transparency avait déposé une première plainte en 2007 et une seconde en décembre 2008, également classée.Les plaignants ont finalement obtenu l’ouverture d’une instruction en décembre 2010.
En France, les poursuites judiciaires doivent être déclenchées par le parquet, lequel est hierarchiquement dépendant du ministère de la Justice.