Nous n'avons qu'une seule voie, je souligne; nous devons faire la révolution, nous devons prendre le peuple Congolais, le mettre debout et prendre ce qui reste de notre armée, de notre police, de notre sécurité pour bouter hors d'état de nuire cette structure étrangère( KABILA et son système) qu'on nous à imposé . Les citoyens congolais ont le droit de manifester pacifiquement à propos des limites du mandat présidentiel sans se faire attaquer par des voyous recrutés à cet effet. L’implication apparente de hauts responsables de la sécurité et du parti au pouvoir dans les attaques violentes montre jusqu’où les autorités sont capables d’aller pour stopper les manifestations de l’opposition.
C'est depuis le 16 août dernier, John Tshibangu, colonel des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) de son état et commandant adjoint de la 4ème Région militaire (au Kasaï-Occidental) a fait défection pour créer un mouvement «pour réclamer la vérité des urnes». Pour le retrouver, près de 3000 militaires et policiers, selon le gouverneur du Kasai-Oriental, Ngoy Kasanji, ont été lancé à sa recherche.
Accusé d'être en intelligence avec les rebelles du M23 qui combattent les FARDC dans la Nord-Kivu, le colonel John Tshibangu (Ndlr : il, s'est autoproclamé lieutenant-général) a indiqué, dans une interview accordée à nos confrère de www. congindependant.com qu'il ne menait pas le même combat que les rebelles du M23. «Nous exigeons la vérité des urnes», déclarait-il.
Depuis que les 300 hommes armés ont été lancés à ses trousses, rien ne filtre. Selon plusieurs sources, des personnes ayant des liens avec cet officier déserteur ont été arrêtées au Kasaï. Où se trouve actuellement John Tshibangu et que fait-il? La question est sur toutes les lèvres.
Toujours au Kasaï
Une fois de plus, c'est le site congoidependant.com qui avoue avoir établi un nouveau contact avec le colonel fugitif le 1er septembre dernier. «Au cours d'un entretien téléphonique samedi 1er septembre, un proche du colonel Tshibangu précité a donné quelques clarifications sur le l'organisation en gestation», lit-on sur le site.
Que sont devenus les 300 militaires et policiers lancés à ses trousses? Réponse du proche de John Tshibangu (qui serait un ancien du MLC) «Quarante d'entre eux ont été tués au combat, cent quarante ont rejoint John Tshibangu et le autres se sont égayés dans la nature. Ils ont l'origine que vous savez...». A en croire cet interlocuteur, quatre colonels et un général ont rejoint Tshibangu. Et que deux véhicules et une importante cargaison d'armes ont été récupérés. Selon d'autres sources, les informations données ci-haut relèvent de l'intoxication.
Autre question : John Tshibangu Dispose-t-il d'une base arrière ? «Nous n'en avons pas besoin, répond l'interlocuteur de congoindependant. La RDC est notre pays, nous nous battrons ici. Il y a des pays qui cherchent à nouer de contacts avec nous. Par expérience, nous voulons compter d'abord sur nous-même». Quelle est la position du Mouvement en gestation à l'égard des pays tels que le Rwanda, l'Ouganda et l'Angola ? Réponse : «Les pays que vous avez cités sont, nos Voisins. Nous n'avons rien contre eux. Nous voulons simplement que la RDC retrouve la respectabilité au niveau de sa souveraineté». Toutefois, souligne le site, «le colonel John Tshibangu n'entend pas prendre la tête d'une nouvelle rébellion et que les postes ministériels ne l'intéressent pas». Pour son homme interrogé par congoidependant; le colonel est à la tête d'un groupe de militaires qui se battent pour l'instauration d'une vraie démocratie en RDC.
Congo Nouveau