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Nous n'avons qu'une seule voie, je souligne; nous devons faire la révolution, nous devons prendre le peuple Congolais, le mettre debout et prendre ce qui reste de notre armée, de notre police, de notre sécurité pour bouter hors d'état de nuire cette structure étrangère( KABILA et son système) qu'on nous à imposé . Les citoyens congolais ont le droit de manifester pacifiquement à propos des limites du mandat présidentiel sans se faire attaquer par des voyous recrutés à cet effet. L’implication apparente de hauts responsables de la sécurité et du parti au pouvoir dans les attaques violentes montre jusqu’où les autorités sont capables d’aller pour stopper les manifestations de l’opposition.

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José Makila réclame la mise en accusation de Kabila

José Makila Sumanda a emboîté le pas à ses pairs de l'opposition. Il a demandé à son tour la mise en accusation de Joseph Kabila pour haute trahison, lors d'une conférence réunie le 4 septembre, au GB. (Ci-dessous l'intégralité du message de Makila).

 

Je suis honoré par votre présence en ce magnifique cadre, car vous êtes à n'e douter point, des relais de communication de la pensée et de la vision des acteurs sociopolitiques avec la population. Certes, certains de vos spécialistes ont soutenu que trop de communication tue la communication. Toutefois, en ma double qualité d'homme d'Etat et représentant de la nation, observer le silence devant les graves menaces et risques qui pèsent actuellement sur la survie de notre pays en tant qu'Etat et nation me sera imputé aujourd'hui et demain comme une fâcheuse complicité et de haute trahison (conformément à l'article 63 alinéa 3 de la constitution).

 

Je voudrais parler de la très récente évolution de la situation conflictuelle et belliqueuse qui prévaut dans la province du Nord-Kivu, en particulier de l'annonce, le vendredi 31 août 2012, par le Gouvernement rwandais du retrait de 280 de ses militaires qui sont encore présent à Rutshuru. D'après le communiqué du ministère rwandais de la défense, ce retrait qui devrait être effectif dès le samedi 1 septembre 2012 se réalise après consultation avec la Rd-Congo et la MONUSCO.

 

A propos de la présence rwandaise dans notre pays, le peuple congolais se rappellera que les autorités de la RDC avaient à l'époque entretenu un flou politique quant aux vrais mobiles de leur intervention. Officiellement, il a été allégué que ces forces rwandaises intervenaient dans le cadre du mécanisme conjoint de traque des éléments Hutu rwandais des FDLR connu sous le nom de UMOJA et KIMA II.

 

Les opérations conjointes UMOJA WETU avaient provoqué une surprise et une panique au sein de la population nord-kivusiènne lors que, le 20 janvier 2009, des centaines puis des milliers des militaires rwandais entraient dans le sol congolais. Surprise, il en était réellement questions ce jour-là, car, tandis que le rwanda avait procédé après consultation de sa représentation nationale, le gouvernement congolais, pour sa part, avait allégué le fallacieux prétexte du secret desdites opérations pour observer une opacité déconcentrant. Il fallait qu'il eût l'émoi de la population et les échos de la presse étrangère et locale, pour que les messes basses et les cuisines internes éclatante. Entrées sous le sceau du secret d'Etat, les troupes rwandaises d'Umoja wetu durent quitter le sol congolais le 25 février 2009 moyennant une cérémonie dont le simple décor trahissait bien le mensonge d'Etat qui la couvrait.

 

Et de vrai, alors qu'Umoja wetu n'avait pas réussi à sécuriser le Nord-Kivu, le 3 mai 2009 démarrait KIMIA II dans le Sud-Kivu avec le même objectif de combattre les FDLR.

 

Aujourd'hui, l'annonce faite par les autorités rwandaises de retirer leurs éléments laisse à nu la gouvernementalité du ventre de Kinshasa (I.e celle préoccupée plus par l'enrichissement insolant des dirigeants au détriment de leur peuple) qui a érigé l'opacité en mode de gestion de la res publica.

 

Nonobstant la voix à peine grippé du gouvernement congolais hier, le peuple congolais a et exige la vérité, toute la vérité et rien que la vérité sur cette présence des militaires rwandais au Congo qui sont en place à Rutshuru depuis mars 2011'd'après le communiqué du ministre rwandais de la défense-alors qu'Umoja wetu avait pris en février 2009 et que KIMIA II ne concernait que le Sud-Kivu. Qu'il vous soit encore rappelé que le Ministre des affaires étrangères rwandaises, Madame Rose Mishikwabo, avait demandé récemment aux autorités Congolaises de dire la vérité à leur peuple sur la situation quoi prévaut à l'Est du pays.

 

Il ne suffit pas d'avouer qu'il existait ou existe un accord bilatéral instituant un mécanisme de surveillance des frontières entre les deux Etats sans rendre publique à la fois la teneur et les termes dudit accord pour calmer nos interrogations de fond. En effet, pourquoi avoir attendu ce jour pour dénoncer que ces mécanismes ne prévoyait pas la présence des militaires réguliers mais plutôt une centaine des éléments de renseignements civils et militaires ? Pourquoi avoir observé le silence jusqu'à ce jour pour dire au peuple congolais que la cérémonie puisque le Rwanda avait refusé d'être escorté et déployer un observateur international ?

 

Pour rappel, d'après notre constitution, «le Président de la république négocie en ratifie les traités et accords internationaux. Le gouvernement conclut les accords internationaux non soumis à ratification près délibération en conseil des ministres.

 

Il en informe l'Assemblée nationale et le Sénat» (art.213). Bien plus, «les traités de paix les traités et accords… qui engagent les finances publiques et ceux qui comportent échange et adjonction de territoire national ne peuvent être ratifiés ou approuvés qu'en vertu d'une loi » « (Cfr. Art. 214). Pourquoi le mécanisme parlementaire national n'a-t-il pas été mis en oeuvre à propos de ce fameux accord de surveillance des frontières entre nos deux pays ? Aujourd'hui, in n'est un secret pour personne que la situation de l'Est absorbe le gros du budget de l'Etat qui est le produit des sacrifices consentis par le Congolais et Congolaises sous le prétexte des efforts de guerre.

 

Dans la même perspective, nous avons le droit de nous interroger et de comprendre pourquoi Bunangana est tombé sous le contrôle des mutins après rudes affrontement des M23 avec les FARDC et que Rutshuru, l'a été sans coup de feu, alors que les éléments rwandais étaient censés y être et combattre le FDLR et autres forces dites négatives ?

 

Nous comprenons aussi pourquoi les FDLR et autres Interhamwes ne s'attaquent aux paisibles populations congolaises et qu'elles n'attaquent jamais le Rwanda dont elles sont censées combattre le régime. Nous comprenons enfin pourquoi la défense nationale n'a été confiée qu'aux seuls ressortissants d'une province depuis Tshikez jusqu'à l'actuel Luba Ntambo.

 

Mesdames et messieurs de la presse,

 

Au-delà ces interrogations et tant d'autres, nous devons nous rendre compte que l'heure est grave, surtout lorsque nous considérons l'absence et responsabilité politique et l'échec patent du Gouvernement actuel qui, hier, ne jurait que par le départ de la MONUSCO, mais, aujourd'hui, sollicite l'élargissement de son mandat. Hier, ce gouvernement avait vilipendé Human Rights Watch, en rejetant ses leçons, mais, aujourd'hui, vient de lui décerner un certificat des crédibilités international.

 

Quant à nous, il est temps de nous rendre à l'évidence et d'exiger la démission pure et simple de c gouvernement et haut commandement militaire des FARDC dont la question de la guerre de l'Est lui a été confiée en priorité. Il a été plus clair que ce gouvernement, qui rejoint aujourd'hui, nos prises de position sur la guerre de l'Est en le qualifiant de l'agression, n'a pas curieusement indiqué au peuple congolais comment passe-t-on d'une mutinerie à une agression. Pourquoi jusqu'ici ce même gouvernement n'a-t-il pas actionné le mécanisme constitutionnelle d'entrée en guerre à savoir la déclaration de guerre conformément à l'article 143 de la Constitution? Pourquoi le Parlement n'a-t-il toujours pas été sollicité pour mettre en vigueur les mécanismes de l'Etat d'urgence selon l'article 144 de la Constitution?

 

Au-delà du gouvernement et en vertu des prérogatives constitutionnelles qui lui sont dévolues en matière de la défense et de l'intégrité du territoire national, la responsabilité du Président de la République est suffisamment engagée pour qu'il ne s'explique pas, bien au contraire, le Président doit expliquer pour le fameux accord de surveillance n'a pas été passé en vertu de la loi et que le Parlement n'a-t-il pas été informé conformément à l'article 214 précité? Pourquoi, tout en étant déjà convaincu de l'agression comme l'affirme le gouvernement, n'a-t-il pas pris jusqu'à ce jour les ordonnances dont il est question aux articles 143 et 114 précités?

 

Devant cet échec du gouvernement et du Président de la République dans leurs missions régaliennes de défendre le pays et son intégrité territoriale, conformément aux articles 69,74,83,85,86 et 91 alinéa 1,2 et 3, il revient au peuple congolais lui-même de prendre ses responsabilités selon les articles 63 et 64 de la Constitution. Voilà pourquoi nous exigeons la démission du chef d'état-major général des FARDC, le départ des ministres ayant la Défense, la Sécurité et les Affaires étrangères dans leurs responsabilités, les responsables des services de renseignement tant civils que militaires, et les gouverneurs des provinces concernés par cette agression.

 

Enfin, la violation intentionnelle par le Président de la République des articles 74, 83, 85, 86, 91 alinéas 1,2 et 3 ainsi que 214 de la Constitution étant manifeste, il nous revient à nous parlementaires, d'actionner le mécanisme de sa mise en accusation pour haute trahison, selon 165 alinéa 1 de la même Constitution. Le congrès doit être convoqué à cet effet conformément à l'article 166 de la Constitution.

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