Nous n'avons qu'une seule voie, je souligne; nous devons faire la révolution, nous devons prendre le peuple Congolais, le mettre debout et prendre ce qui reste de notre armée, de notre police, de notre sécurité pour bouter hors d'état de nuire cette structure étrangère( KABILA et son système) qu'on nous à imposé . Les citoyens congolais ont le droit de manifester pacifiquement à propos des limites du mandat présidentiel sans se faire attaquer par des voyous recrutés à cet effet. L’implication apparente de hauts responsables de la sécurité et du parti au pouvoir dans les attaques violentes montre jusqu’où les autorités sont capables d’aller pour stopper les manifestations de l’opposition.
Des informations en notre possession indiquent que le candidat à la présidentielle de novembre 2011, Etienne Tshisekedi wa Mulumba, qui est en même temps président national de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) est arrivé le 10 septembre dernier à Bruxelles (Belgique). Dès son arrivée à l’aéroport de Zaventem, deux limousines de la sûreté belge l’attendaient sur le tarmac pour le conduire à son hôtel.
Toujours selon les mêmes sources, les combattants venus nombreux l’accueillir ont été déçus et n’ont pas pu le voir, ni à l’aéroport, ni à l’hôtel. La prise en charge (sécurité) totale par la sûreté belge serait due à son statut de candidat officiel à la présidence de la RDC. Nous apprenons aussi qu’il n’y a pas eu de communication officielle sur le motif de son voyage, même si une source sûre affirme que le président de l’UDPS est allé rencontrer ses partenaires européens pour discuter du processus électoral en cours en RDC. Il y est accompagné de quelques membres de son parti.
Prévenir que guérir
Pour une certaine opinion, l’attitude de la sûreté belge est à féliciter, au regard du fait que lorsqu’on est candidat président de la République, on doit jouir d’un statut particulier. Au-delà de cette raison, l’on apprend que les autorités belges auraient eu échos de ce qui s’est passé en Rd Congo, notamment la dernière marche de l’UDPS qui a été réprimée, sans oublier les derniers dégâts constatés à l’interfédérale du PPRD à Sendwe, la permanence de l’UDPS à Limete et les locaux de la télévision Lisanga, proche de l’opposition.
En réalité, les autorités belges ont évité le débordement et les troubles qu’aurait occasionné la présence de la foule autour du lider maximo. Surtout lorsqu’on sait que les marches ou les manifestations politiques de l’UDPS ont toujours été infiltrées. Il revenait donc aux autorités belges de prendre les mesures qui s’imposent pour décourager tout fauteur des troubles. Et ceci, sans oublier que la Belgique est un pays qui tient compte des droits fondamentaux de l’individu, notamment le droit à la sécurité et à la propriété.
Dans le même ordre d’idées, les autorités belges s’étant rendu compte de ce qui se passe ailleurs, où on annonce qu’une ambassade de la Rd Congo dans un pays étranger aurait été incendiée, il revenait à la Belgique de s’assumer et de prendre toutes les mesures, afin d’éviter le pire. Quoi de plus mieux que d’assurer la sécurité du candidat président de la République, lorsqu’on sait que dans la foule, certaines personnes mal intentionnées peuvent en profiter afin de lui faire mal. Et là tout le monde dirait, sans aucune preuve que c’est le pouvoir en place qui est derrière ce coup, pendant qu’il appartenait à chaque Etat de se prendre en charge.
L’Avenir ( FIAMA)