Nous n'avons qu'une seule voie, je souligne; nous devons faire la révolution, nous devons prendre le peuple Congolais, le mettre debout et prendre ce qui reste de notre armée, de notre police, de notre sécurité pour bouter hors d'état de nuire cette structure étrangère( KABILA et son système) qu'on nous à imposé . Les citoyens congolais ont le droit de manifester pacifiquement à propos des limites du mandat présidentiel sans se faire attaquer par des voyous recrutés à cet effet. L’implication apparente de hauts responsables de la sécurité et du parti au pouvoir dans les attaques violentes montre jusqu’où les autorités sont capables d’aller pour stopper les manifestations de l’opposition.
Quarante mois après son interpellation à Bruxelles et son transfert dans une cellule de la Cour pénale internationale à La Haye, le sénateur congolais Jean-Pierre Bemba Gombo attend toujours de connaître son sort. Face à lui, il y a le procureur Luis Moreno-Ocampo. Le magistrat paraît plus décidé à faire expier un “gros poisson” - un bouc émissaire? - plutôt qu'à rechercher la vérité sur ce qui s'est réellement passé lors du déploiement des troupes du MLC à Bangui, fin 2002 et début 2003. Des troupes envoyées au secours du chef d'Etat centrafricain de l'époque, Ange-Félix Patassé.
Vendredi 2 septembre. Salle n°4. Dès 9h30, l'audience du jour a commencé. Jean-Pierre Bemba est assis à sa place habituelle d'accusé. Plusieurs Congolais sont dans l'assistance. Un des avocats des “victimes” prend la parole. C'est en ce moment que l'Anversois Ronald Van Den Bogaert se lève.
“Nous avons subitement vu un homme de race blanche déployer une banderole et un drapeau de la République démocratique du Congo”, rapporte un témoin joint dimanche matin au téléphone. Sur le calicot, il était écrit « This is a big joke ». Traduction : “Ce procès est une vaste blague!”. Maîtrisé et évacué par des agents de sécurité, “Ronald” a pu lancer : “Cet homme {Ndlr : Jean-Pierre Bemba} n'a rien à faire ici. Sa place se trouve au Congo où l'attendent des millions de gens.”
« Activiste politique »
Qui est “RVD'? Ronald Van Den Bogaert est ce qu'on peut appeler un “activiste politique. Militant de la gauche flamande (Socialistische Partij) dans les années 80 et 90, « RVDB » était également un sympathisant de l'UDPS à l'époque où cette formation politique évoluait dans la clandestinité. Le 18 juillet i98, l'homme est arrêté à sa descente d'avion à l'aéroport de Ndjili. Il était porteur d'un dossier contenant des “coupures de presse” sur la situation générale au Zaïre de Mobutu Sese Seko. Il portait également des cassettes destinées à l'UDPS. Des cassettes contenant des messages du professeur Dikondawa.
Lumanyisha. Au moment de cette interpellation, ce dernier représentait ce parti en Belgique Condamné à une peine de dix ans, “Ronald retrouve la liberté après six mois de détention à la prison de Makala. Et ce, sur intervention personnelle du roi Baudouin 1er.
« Tshisekediste” pur sucre, RVDB s'est illustré à la fin des années 90 par deux actes politiques dignes d'un “baroudeur”. En novembre 1998, le président LD Kabila est attendu à Bruxelles pour sa première “visite te travail”. En compagnie d'un groupe de militants du MNC-L, RVDB s'introduit dans la cour du palais royal où se trouve les bureaux du Roi. Devant des caméras, les militants du MNC-L constitués en “commando” ont le temps de déployer des banderoles portant des slogans hostiles à la visite de “Papa Kabila”. Selon certaines sources, Van Den Bogaert a apporté jadis un “soutien appréciable” à l'association de défense des droits humains “La Voix des Sans-Voix pour les droits de l'Homme”.
Joint au téléphone samedi soir par l'auteur de ces lignes, Van Den Bogaert a laissé entendre qu'il n'y a “aucune motivation politique” derrière son geste. Et d'ajouter : “J'ai agi pour des raisons d'ordre personnel.
Bruxelles, certaines voix se sont élevées pour relativiser la portée de l'action de l'activiste politique anversois : “Au lieu de se limiter à cette action spectaculaire aux effets limités, Ronald Van Den Bogaert aurait dû se constituer témoin à décharge en faveur de l'accusé Bemba … »
SOURCE: LE PALMARES