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Nous n'avons qu'une seule voie, je souligne; nous devons faire la révolution, nous devons prendre le peuple Congolais, le mettre debout et prendre ce qui reste de notre armée, de notre police, de notre sécurité pour bouter hors d'état de nuire cette structure étrangère( KABILA et son système) qu'on nous à imposé . Les citoyens congolais ont le droit de manifester pacifiquement à propos des limites du mandat présidentiel sans se faire attaquer par des voyous recrutés à cet effet. L’implication apparente de hauts responsables de la sécurité et du parti au pouvoir dans les attaques violentes montre jusqu’où les autorités sont capables d’aller pour stopper les manifestations de l’opposition.

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AVIS DE SECURITE DE LA MISSION DE L'ONU Tshisekedi : MONUSCO en état d'alerte

 

Le sphinx et ses partisans cherchent tellement  à avoir accès au serveur de la CENI que leurs descentes sur le Boulevard du 30 juin font craindre le pire : un sabotage du processus. Ils ont poussé la Mission de l'ONU à concevoir un plan de sécurité approprié. 
Jamais un parti politique engagé dans le processus électoral de 2011-2013 n'a raffolé la rue comme l'Union pour la démocratie et le progrès social -UDPS-.

En l'espace de trois mois, le parti d'Etienne Tshisekedi s'est signalé par des manifestations de rue avec point de chute le siège de la Commission nationale électorale indépendante -CENI-, sur le Boulevard du 30 juin. L'UDPS avait déjà mis le feu aux alentours de la CENI début juillet. Pour un simple dépôt d'un mémo, les cocktails Molotov étaient au rendez-vous et des véhicules incendiés! Kinshasa venait de renouer avec les manifs ensanglantées... des années Mobutu. Quelques semaines plus tard, l'UDPS récidivait. Siège de la CENI pris d'assaut, magasins et commerces fermés, circulation perturbée dans le centre des affaires de Kinshasa. Bilan: un mort dans les rangs des manifestants et plusieurs blessés. L'organisateur et les services de l'ordre se sont rejeté la responsabilité. Le 1er septembre, la rue a reparlé. Même organisateur, l'UDPS, renforcée par des partisans des partis alliés, ceux-là qui ont récemment désigné Tshisekedi candidat «unique» de l'Opposition à la présidentielle de novembre prochain. Même -endroit, le QG de la CENI. Objectif révisé: entrer par effraction dans les locaux du pouvoir organisateur des élections et avoir accès au serveur central... en violation de la loi. On ne comprend plus rien. Scènes d'émeute au finish entre la foule et les forces anti-incendie casses, passages à tabac des manifestants... et des engins de l'OVD saccagés sur l'avenue du Commerce. Dispersés par la Police; les Tshisekedistes n'ont pourtant pas désarmé. Ils ont promis de revenir…, jusqu'à se faire entendre. De retour dans la famille, Joseph Olenghankoy n'a pas hésité de promettre une révolution à la tunisienne. Le processus électoral est en péril. La prudence s'impose. 

L'UDPS se fait parler d'elle. Avec elle la rue. Ses partisans y sont descendus jeudi 1er septembre et ont commis des dégâts. Elle y sera encore dimanche 4 et lundi 5 septembre. Le programme du parti et de ses Alliés prévoit la cérémonie d'investiture de Tshisekedi le 4 septembre  au stade Tata Raphaël et le dépôt de sa candidature le 5 septembre au BRTC de la CENI, quartier Royal, à Gombe. Nouvelles craintes de perturbation de la circulation.

Nouvelles craintes d'une éventuelle prise d'assaut des locaux de la CENI. Sans nul doute, les acteurs ont la peine face à un protagoniste trop remuant. A commencer par la CENI dont le siège et le matériel sont en danger... et par la MONUSCO, appelée à faire partie du dispositif de sécurité pour une élection apaisée. La Mission des Nations unies a pris la mesure de la situation. Elle est en alerte. AfricaNews est au courant d'un document top secret de la MONUSCO.

Tshisekedi est de retour. Que cachent les assauts répétés de se partisans au siège de la CENI? Bien malin celui qui saurait y répondre. La MONUSCO, elle, n'entend pas se laisser surprendre.

Elle a arrêté un certain nombre de mesures et fait des recommandations précises à ses troupes et son personnel civil. Entre autres, rester à l'écoute de la radio et suivre les instructions de la sécurité, rechercher les instructions de la sécurité en entrant en contact avec un point focal à la radio avant tout mouvement des véhicules pour le ramassage du personnel ou autre activité le matin du 1er septembre. La MONUSCO est également au courant de la suite du programme des Tshisekedistes. Pour la cérémonie du 4 septembre au stade Tata Raphaël, l'avis de sécurité émis le 30 août recommande encore une fois de rester l'écoute de la radio et de suivre les instructions de la sécurité, observer le climat dans la ville avant toute sortie, éviter de se retrouver dans tout rassemblement des masses, éviter le stade des Martyrs et ses alentours, s'interdire d'exposer les matériels de l'Organisation. Pour le dépôt de la candidature, mêmes dispositions avec cette différence que les Onusiens devront, au nom de la neutralité de leur Mission, éviter le tronçon du Boulevard entre Batetela et Mandela et éviter de se retrouver dans la manifestation. Et dire que ce même lundi est jour de rentrée scolaire à Kinshasa, il est vraiment à craindre des dérapages avec effets multiplicateurs. A croire que les membres de l'UDPS savent exactement ce qu'ils cherchent en créant des foyers de tension dans la ville. On craint le pire, alors que le processus démocratique semble avoir pris un bel élan.

 

                                                FIAMA  

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