Nous n'avons qu'une seule voie, je souligne; nous devons faire la révolution, nous devons prendre le peuple Congolais, le mettre debout et prendre ce qui reste de notre armée, de notre police, de notre sécurité pour bouter hors d'état de nuire cette structure étrangère( KABILA et son système) qu'on nous à imposé . Les citoyens congolais ont le droit de manifester pacifiquement à propos des limites du mandat présidentiel sans se faire attaquer par des voyous recrutés à cet effet. L’implication apparente de hauts responsables de la sécurité et du parti au pouvoir dans les attaques violentes montre jusqu’où les autorités sont capables d’aller pour stopper les manifestations de l’opposition.
L’inquiétude se lit de plus en plus sur plusieurs visages. Les parents sont déjà désemparés à l’idée de penser à la rentrée scolaire imminente. Mais également des travailleurs et autres catégories de personnes qui se déplacent à l’aide des transports en commun. Dans les deux cas, les choses vont se compliquer davantage dans un proche avenir. Un véritable casse-tête.
Le 5 septembre 2011, ce sera la rentrée scolaire. Un moment très attendu par toute la population ainsi que les dirigeants du pays. Les enfants, disons les élèves, à travers l’étendue du territoire national, vont reprendre le chemin de l’école. Du moins ceux de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel.
Moment très attendu de renouer avec le savoir pour être utile, demain, à la société congolaise. Raison pour laquelle les élèves et le corps enseignant considèrent cet instant précis comme un moment capital tant pour eux-mêmes que pour tout le pays.
C’est avec le même élan de solidarité que les autorités du pays ont toujours émis le souhait de voir ces instants précis être une réussite. En communion d’esprit avec les parents, le corps enseignant et les élèves, on ne pense qu’à une rentrée scolaire réussie.
En serait-il le cas cette fois-ci ? Interrogation fondamentale quand on sait que depuis certaines décennies, toute rentrée scolaire suscite inquiétude et grincements de dents. D’une part, le gouvernement éprouve de nombreux problèmes pour rencontrer les préoccupations des élèves et des enseignants. Problèmes qui se caractérisent par l’absence de moyens didactiques adéquats, infrastructures scolaires lézardées qui nécessitent les travaux de restauration ou réhabilitation, c’est selon. De l’autre, le nœud gordien a toujours été les conditions de travail des enseignants, de par l’amélioration de leurs émoluments. Le conflit de travail n’a jamais été résolu, les parties intéressées se contentant toujours des solutions saucissonnées.
La rentrée scolaire 2011 – 2012 n’échappera pas à ce qui est devenu une tradition. Des pourparlers entre gouvernement et syndicats des enseignants n’ont pas encore dégagé une solution idéale, ce qui laisse penser que la rentrée scolaire prochaine est déjà menacée.
Les parents sont également aux abois. Ils ont difficile à faire face aux obligations scolaires tant celles-ci exigent un effort financier qui dépasse largement leurs revenus. Ils ne savent où donner de la tête. Pour ceux des parents qui sont sans emploi, en retraite, veuves, la situation est encore plus difficile. Résignés, bon nombre d’entre eux, incapables de faire face à leurs obligations parentales, ont mis une croix sur l’instruction et l’éducation de leurs enfants. La voie de l’oisiveté étant ainsi ouverte, elle conduit tout droit à celle de la délinquance juvénile, et plus tard à celle de la criminalité.
Difficulté de transports
Rentrée scolaire problématique signifie également difficultés des transports. Dans un pays où le secteur des transports et des voies de communication suscite de nombreux problèmes et que l’Etat n’est pas encore à la hauteur de ses responsabilités, le déplacement des personnes vers les sites de travail ou d’affaires demeure un véritable casse-tête chinois. Voire pire dans la mesure où l’Etat ne dispose pas de sociétés de transport public. La population congolaise, particulièrement celle de Kinshasa, ne sait toujours pas à quel saint se vouer. Et même les meilleurs « acrobates » de Kinshasa ne réussissent toujours leurs tours pour se retrouver à temps au lieu de service ou rentrer normalement à la maison. La population kinoise est à la merci permanente des transporteurs privés sans état d’âme qui recourent à des pratiques malhonnêtes et véreuses, lesquelles ne feront qu’aggraver la situation sociale et l’état moral des populations.
Cet état de choses s’accentuera avec les grands travaux de modernisation de la ville de Kinshasa. Sur ce point précisément, les habitants de la partie Est de la ville vivront un véritable cauchemar tant que l’on n’aura pas terminé le tronçon boulevard Lumumba, de Ndolo à l’aéroport international de N’Djili. Ensuite, la Route des Poids Lourds dont les travaux d’élargissement débuteront fin septembre.
C’est dire que de nombreuses sociétés connaîtront des moments tout aussi difficiles avec la présence irrégulière au lieu de travail de leurs employés. Ce qui pourrait avoir un effet négatif sur l’activité économique.
Qu’en pensent les autorités provinciales et nationales ? Il est temps de prendre certaines dispositions pour éviter des perturbations susceptibles d’affecter l’activité économique et d’avoir un impact désagréable sur les habitudes quotidiennes des personnes. Avec le retour fracassant de la saison des pluies et ses impondérables, c’est le dur chemin de croix des habitants de la RDC, particulièrement ceux de Kinshasa
FIAMA