Nous n'avons qu'une seule voie, je souligne; nous devons faire la révolution, nous devons prendre le peuple Congolais, le mettre debout et prendre ce qui reste de notre armée, de notre police, de notre sécurité pour bouter hors d'état de nuire cette structure étrangère( KABILA et son système) qu'on nous à imposé . Les citoyens congolais ont le droit de manifester pacifiquement à propos des limites du mandat présidentiel sans se faire attaquer par des voyous recrutés à cet effet. L’implication apparente de hauts responsables de la sécurité et du parti au pouvoir dans les attaques violentes montre jusqu’où les autorités sont capables d’aller pour stopper les manifestations de l’opposition.
L'atmosphère sociopolitique délétère de ces derniers temps aura tempéré les ardeurs des Kinois à donner plus de relief aux réjouissances qui s'annoncent. Le cycle infernal des violences ayant caractérisé la fin de la campagne électorale sur fond de discours subversifs continue de hanter l'imaginaire collectif des Kinois ayant subi, malgré eux, les effets collatéraux des luttes politiciennes. À quelques encablures des festivités de fin d'année, Kinshasa scrute avec un certain détachement cette échéance donnant généralement lieu aux grandes réjouissances populaires. Tous les signaux indicateurs laissent présager une fin de l'année plutôt fade comme en témoigne le peu d'affluence enregistrée ces derniers temps au centre-ville et, particulièrement, au grand marché. L'absence d'acheteurs devant plusieurs étalages est un signe qui ne trompe pas : les Kinois, déjà désargentés, ne s'empressent plus pour se procurer les divers articles que requiert cette période. « J'ai la difficulté à écouler mes vêtements faute de clients. Malgré le prix relativement bas que j'applique, c'est avec peine que j'arrive à vendre », se plaint un marchand établi sur un rayon garni d'articles de friperie.
L'équation est encore plus compliquée pour les tenanciers des magasins longeant l'avenue du commerce, redoutés généralement à cause de leur tarification excessive. Quelques rares tendent de remédier à la situation en proposant des réductions jusqu'à hauteur de 50%, question de retrouver une vitalité de vente tendant à s'éloigner. Même constat du côté des articles de décoration généralement prisés en cette période. Très peu de familles se montrent intéressées par tous ces gadgets, laissant immuable l'intérieur de leurs maisons, sans trop se plaindre. Le sapin qui symbolise l'imminence de la venue du Christ est quasi absent dans de nombreux foyers kinois qui en ont perdu la tradition. L'engouement des parents vers les jouets et autres babioles dont raffolent les enfants a baissé d'un cran. Face à la situation encore précaire du pays après les scrutins du 28 novembre, la tendance générale tend à mettre plus d'accent sur les articles alimentaires, les lendemains étant incertains. « Pour constituer leurs provisions alimentaires afin de parer à toute éventualité, les acheteurs ne lésinent plus sur les moyens », constate le propriétaire d'un supermarché.
Ne se faisant pas trop d'illusion face au calme relatif de ces dernières heures, de nombreux Kinois ont tempéré leurs sorties et leur divertissement, rendant la ville encore plus morose que jamais. Le dispositif policier mis en place pour dissuader les éventuels fauteurs des troubles aura exacerbé leur peur et atténué leurs frasques des jouisseurs patentés. C'est à peine que quelques jeunes s'organisent pour embellir leur environnement immédiat ou encore pour planifier leurs réjouissances au grand dam des tenanciers des bars et night-clubs obligés, par ces temps qui courent, de fermer plus tôt que prévu. Outre le fait que beaucoup de parents sont en attente de leurs salaires pour réaliser les achats, l'atmosphère sociopolitique délétère de ces derniers temps aura sans doute tempérer les ardeurs des Kinois à donner plus de relief aux festivités de fin d'année qui s'annoncent