Nous n'avons qu'une seule voie, je souligne; nous devons faire la révolution, nous devons prendre le peuple Congolais, le mettre debout et prendre ce qui reste de notre armée, de notre police, de notre sécurité pour bouter hors d'état de nuire cette structure étrangère( KABILA et son système) qu'on nous à imposé . Les citoyens congolais ont le droit de manifester pacifiquement à propos des limites du mandat présidentiel sans se faire attaquer par des voyous recrutés à cet effet. L’implication apparente de hauts responsables de la sécurité et du parti au pouvoir dans les attaques violentes montre jusqu’où les autorités sont capables d’aller pour stopper les manifestations de l’opposition.
L’Opposition politique, qui a pris l’habitude de tenir ses réunions dans la salle des conférences de la paroisse Notre Dame de Fatima, dans la commune de la Gombe, a choisi le siège de RLTV (Radio Télé Lisanga), à quelques encablures de là, pour sa rencontre du samedi 16 septembre 2011. Sous la présidence de son Coordonnateur, Jean-Pierre Lisanga Bonganga, elle a passé au peigne fin le discours-bilan du Chef de l’Etat, prononcé le mercredi 14 septembre à Kingankati, dans la banlieue de Kinshasa, devant plus de 3.O00 cadres et militants des partis affiliés à la Majorité Présidentielle ainsi que de leurs alliés.
Prenant le contre-pied de Joseph Kabila, qui a jugé largement positif et sur tous les plans, e travail qu’il vient d’accomplir pendant 5 ans a la tête du pays, l’Opposition Politique a fait, pour sa part, un constat d’échec sur toute la ligne Elle ne reconnaît pas le retour de la sécurité, ni la visibilité des 5 chantiers de la République, encore moins le progrès social et économique. Elle s’est particulièrement élevée contre la vision du Chef de l’Etat selon laquelle la République Démocratique du Congo pourrait devenir d’ici peu un «pays émergent», s’il était reconduit à la magistrature suprême.
Entre titres statistiques déclinées par cette plate-forme politique, il y a la surenchère de pratiquement tous les produits de première nécessite, les taux très bas de scolarité, de desserte en eau potable et électricité. L’on a ainsi appris que la pauvreté frapperait plus de 70% de Congolais et que notre pays serait classé parmi les plus démunis de la planète. Naturellement, la principale leçon à tirer du bilan du Chef de l’Etat, qu’elle a jugé largement négatif, est le changement de gouvernance au sommet de l’Etat, à l’occasion de la bataille des urnes, le 28 novembre 2011, D’où l’appui total de cette famille politique à son candidat commun, Etienne Tshisekedi, président national de l’UDPS (Union pour la Démocratie et le Progrès Social).
FIAMA