Nous n'avons qu'une seule voie, je souligne; nous devons faire la révolution, nous devons prendre le peuple Congolais, le mettre debout et prendre ce qui reste de notre armée, de notre police, de notre sécurité pour bouter hors d'état de nuire cette structure étrangère( KABILA et son système) qu'on nous à imposé . Les citoyens congolais ont le droit de manifester pacifiquement à propos des limites du mandat présidentiel sans se faire attaquer par des voyous recrutés à cet effet. L’implication apparente de hauts responsables de la sécurité et du parti au pouvoir dans les attaques violentes montre jusqu’où les autorités sont capables d’aller pour stopper les manifestations de l’opposition.
Après des années d’attente, plusieurs dizaines de cadres et agents des LAC (Lignes aériennes congolaise) ont enfin pris leur retraite. Mais, sans contrepartie par rapport aux bons et loyaux services rendus à la compagnie et à la nation congolaise toute entière! Ils étaient au total 1.044 travailleurs qui ont pris officiellement leur retraire, parmi lesquels on compte 24 cadres de direction, 68 chefs de division, 297 chefs du personnel principaux, chefs du personnel et leurs adjoints, 401 chefs de bureau, etc.
La cérémonie d’au revoir ou de séparation avec les retraités a été organisée, le samedi 3 mars 2012, au siège administratif et commercial de la compagnie mieux connu sous l’appellation d’Air Terminus.
Dans son discours, l’actuel Administrateur Directeur général de Lac, Paul Kyambale, a d’abord retracé succinctement l’historique de son entreprise.
Créée le 29 juin 1961, soit une année après l’indépendance, la compagnie aérienne nationale a connu deux périodes des hauts et des bas.
La première dite florissante va de 1961 à 1978 tandis que la seconde dite désastreuse part de 1979 à ce jour.
Les conséquences de cette dernière période qui a plongé la compagnie dans un état « comateux » sont nombreuses, notamment l’arrêt d’exploitation aérienne et la cessation de paiement des salaires.
A ce jour, les travailleurs de Lac totalisent plus 210 mois d’impaiement avec un lourd passif pour la compagnie de plus de 132 millions de dollars à débourser pour le paiement des salaires.
Cette situation a fait que la compagnie est devenue incapable d’honorer ses engagements vis-à-vis des travailleurs notamment d’envoyer à la retraite ceux qui ont rempli les conditions prévues par la loi.
« Depuis 1991, la compagnie se trouve dans l’incapacité notamment d’envoyer à la retraite les cadres et agents ayant atteint l’âge requis quant à ce », a renseigné l’Adg Kyambale.
La présente cérémonie de mise à la retraite est intervenue donc 21 ans après la dernière organisée en juin 1991.
C’était l’occasion pour l’orateur de remercier ceux qui partent se reposer après de bons et loyaux services rendus, pour leur savoir-faire qui a fait que durant toute la période où ils ont assuré la navigation aérienne, on n’avait jamais d’accidents mortels qui sont devenus aujourd’hui monnaie courante avec des crashs à répétition.
Parmi les retraités, certains travaillent depuis la création de la compagnie en 1961, sans oublier le célèbre pilote de l’avion présidentiel du maréchal Mobutu, le commandant Ilunga.
« Pour marquer cette gratitude envers ces 1.044 cadres et agents retraités, la compagnie va leur décerner au cours de la présente cérémonie, des brevets d’ancienneté et des cadeaux divers parmi lesquels des moulins, des groupes électrogènes, des frigos, des machines à coudre électriques et manuelles, etc. »
Avant l’Administrateur Directeur Général, c’est le président de la délégation syndicale qui a pris la parole.
Sylvain Makisese a mis l’accent dans son intervention sur l’implication de tous, employeur et employés, en vue de mieux préparer la retraite.
L’adage de la chèvre de monsieur Seguin, cette fable de la Fontaine, a été exploité avec de larges extraits par le président de la délégation syndicale pour prodiguer dès conseils aux uns et aux autres.
Ingratitude de l’Etat congolais
Partir à la retraite un moment de joie et de bonheur pour ceux qui quittent définitivement l’entreprise, mais aussi des soucis à cause de la séparation. Cela n’est pas malheureusement le cas pour les cadres et agents de Lac qui partent dans la misère laissant derrière eux plus de deux décennies d’arriérés de salaires!
Ces messieurs et dames qui ont fait la fierté nationale en vendant le drapeau du pays à travers, partent à la retraite sans un souvenir proportionnel aux services rendus. Alors que tout ce qu’ils rendu comme services dans leur vie professionnelle l’était au nom de l’Etat congolais.
Comment comprendre, par exemple, que quelqu’un qui a passé toute sa vie au service de l’Etat puisse être remercié avec un cadeau équivalent à 30$Us comme la machine à coudre manuelle? Ou encore qu’un grand commandant pilote soit récompensé par un moulin?
Alors que le même Etat qui se montre pauvre et incapable pour apporter des solutions aux problèmes des Lac et de ses travailleurs, offre de précieux avantages à d’autres catégories notamment aux députés qui roulent carrosse grâce aux émoluments gracieux qu’ils reçoivent.
Ce qui pourra à conclure qu’il y a toujours l’argent pour le personnel politique, même ceux dont la prestation se limite au simple vote (qui sont pour? Contre ? Abstention ?), mais il en manque pour, relancer une entreprise commerciale à même de générer des recettes.
Jusqu’où ira la politique improductive de deux poids deux mesures?
SOURCE:LE PHARE