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Nous n'avons qu'une seule voie, je souligne; nous devons faire la révolution, nous devons prendre le peuple Congolais, le mettre debout et prendre ce qui reste de notre armée, de notre police, de notre sécurité pour bouter hors d'état de nuire cette structure étrangère( KABILA et son système) qu'on nous à imposé . Les citoyens congolais ont le droit de manifester pacifiquement à propos des limites du mandat présidentiel sans se faire attaquer par des voyous recrutés à cet effet. L’implication apparente de hauts responsables de la sécurité et du parti au pouvoir dans les attaques violentes montre jusqu’où les autorités sont capables d’aller pour stopper les manifestations de l’opposition.

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La dite independance du congo reste toujour nominale

ANNIVERSAIRE DES INDÉPENDANCES AFRICAINES - 
Article publié le : mardi 29 juin 2010 - Dernière modification le : mardi 31 août 2010

République démocratique du Congo : 50 ans d'indépendance
© AFP
ParGhislaine Dupont

L'ex-Congo belge devenu le Zaïre, puis la République démocratique du Congo (RDC) ou Congo-Kinshasa, a connu depuis son indépendance des phases de grande violence, largement attisée par les convoitises extérieures. Vaste pays du centre de l'Afrique, regorgeant de matières premières, la RDC vit toujours dans l'instabilité. Elle est placée avant-dernière dans le classement du PIB par habitant  (171$) parmi les pays africains.

Le 30 juin 1960, l'indépendance du Congo belge est proclamée.

AFP
30 juin 1960

Léopoldville (ancienne Kinshasa). Proclamation de l'indépendance. Patrice Lumumba (RTBF).


25/06/2010


La décolonisation négociée dans la précipitation, mal préparée par la Belgique plonge le Congo Léopoldville dans une grande instabilité : Joseph Kasa-Vubu devient président etPatrice Lumumbagrande figure nationaliste, Premier ministre. À peine installés, les deux hommes font face, dans les semaines qui suivent l’indépendance, à une mutinerie de l’armée et à une sécession de la riche province duKatangamenée parMoïse Tshombé, discrètement mais activement soutenu par les intérêts miniers étrangers.
Le cycle des violences ne fait que commencer.
"PATRICE LUMUMBA, UNE TRAGÉDIE AFRICAINE"
Un film de Georges Giefer, diffusé sur la chaîne franco-allemande Arte, en 2008. (Cliquer sur l'image pour voir la vidéo).
Le président congolais Kasa-Vubu, en rivalité permanente avec son Premier ministre, le révoque avec l’assentiment des Américains et des anciens colons belges. En pleine guerre froide, les États-Unis n’apprécient pas du tout le panafricanisme de Lumumba et son flirt avec Moscou.

Un jeune officier, le colonel Mobutu, instrumentalisé par la CIA arrête le Premier ministre et le transfère chez Moïse Tshombé, l’ennemi juré katangais.

Le 17 janvier 1961, PatriceLumumbaest torturé à mort avec deux de ses compagnons. Le corps du premier chef de gouvernement de l’indépendance ne sera jamais retrouvé.

ARCHIVES SONORES
24 juillet 1961

Moïse Kapend Tshombé interrogé par Pierre Ichac de la RTF. Patrice Lumumba a été assassiné en janvier 1961. Moïse Tshombé, à qui l'on attribuera à tort, la responsabilité du meurtre, a été arrêté le 26 avril, à Coquilhatville (Mbandaka), et libéré en juin sur intervention du général Mobutu.

S'il y avait 4 ou 5 général Mobutu, pareil comme lui, et bien on éviterait beaucoup de difficultés.


29/06/2010par Service Documentation RFI

De nombreux soubresauts continuent d’agiter le géant congolais. Des tentatives de sécession et les rébellions révolutionnaires se multiplient et embrasent plus de la moitié du territoire du grand Congo. La crise prend une dimension internationale avec, pour la première fois, l’envoi de casques bleus. Les Nations unies ne mettront fin à l’aventure katangaise de Tshombé qu’en 1963.

Deux ans plus tard,le 24 novembre 1965, Mobutu se débarrasse de Joseph Kasa-Vubu et s’empare du pouvoir par un coup d’État. Il multiplie les liquidations physiques de ses opposants : les Pendus de la Pentecôte en 1966,Pierre Muléléen 1968.

Les villes sont débaptisées. Léopoldville devient Kinshasa et le Congo : République du Zaire. La politique du «retour à l’authenticité» puis «la zaïrianisation» conduite au début des années 70 permet à Joseph-Désiré Mobutu, devenu Mobutu Sese Seko de nationaliser les grandes compagnies minières qui exploitent les immenses richesses : cuivre, cobalt, or, argent, diamant, uranium. Paradoxalement Mobutu bénéficie du soutien des occidentaux, et en particulier celui des Américains qui utilisent le Zaïre pour acheminer l’armement destiné à l’opposition armée angolaise l’UNITA qui lutte contre le régime marxiste de Luanda.

Enmai 1978, la France intervient militairement dans la ville minière deKolweziau Katanga, alors connu sous le nom de Shaba. Des ex-gendarmes katangais, réfugiés en Angola attaquent à deux reprises la ville où se trouvent près de 2 300 Européens (belges et français). Face à l’échec d’une intervention aéroportée de ses troupes, Mobutu sollicite l’aide de Paris, de Bruxelles et de Washington. L’opération Bonite (ou Léopard) est alors déclenchée avec le parachutage de la légion étrangère française, renforcées par la suite par des parachutistes belges.

Le règne de Mobutu qui s’est autoproclamé maréchal, apporte au Zaire une stabilité relative. L’État n’est qu’imparfaitement administré, et se caractérise surtout par le népotisme et la corruption. La fin de la Guerre froide et l’effondrement de l’économie zaïroise annoncent des lendemains difficiles.

Après la chute du mur de Berlin, le vent de la démocratisation souffle aussi sur le continent africain. Mobutu annonce le24 avril 1990l'avènement du multipartisme au Zaïre.

4 mai 1997. Mobubu Sese Seko.
© AFP
Il accepte la tenue d’une conférence nationale qui élit enaoût 1992l’opposant Etienne Tshisekedi, leader de l'UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social), comme Premier ministre. Mais la cohabitation au sommet de l'État échoue. Mobutu révoque son Premier ministre et reprend la main.

Le pays replonge dans la crise. Pouvoir et opposition mettent en place le HCR-PT qui regroupe le Haut conseil de la république dominé par les mobustistes et le Parlement de transition. L'Acte constitutionnel de la Transition est adopté en avril 1994 dans un climat toujours instable.

En 1994,l’Est du pays subit le contrecoup du génocide rwandais. En juillet, la rébellion tutsie du Front patriotique rwandais (FPR) de Paul Kagamé prend le pouvoir à Kigali. Près de deux millions de hutus se réfugient dans les provinces congolaises voisines.

En octobre 1996le Rwanda dePaul Kagamé, l’Ouganda deYoweri Museveni, l’Angola deJosé Eduardo dos Santos, lancent avec le soutien des USA de Bill Clinton une rébellion armée contre Mobutu. Les tutsis congolais des deux provinces du Kivu composent le gros des troupes et c’est un ancien maquisard des années 60, Laurent Désiré Kabila qui prend leur tête. Les rebelles traversent le pays sans grande résistance. L’armée de Mobutu, clochardisée, refuse de combattre. Sept mois plus tard, l’Alliance des forces démocratiques de libération (AFDL), entre victorieuse à Kinshasa.

Laurent Désiré Kabilas’empare du pouvoir le17 mai 1997, mais l’instabilité demeure. Un an plus tard Kabila se fâche avec ses parrains rwandais et ougandais, qu’il accuse de piller les ressources du pays,

DOSSIER SPÉCIAL 50 ANS DES INDÉPENDANCES AFRICAINES
© J-B. Pellerin
Une nouvelle rébellion éclate enaoût 1998contreLaurent Désiré Kabila.Elle entraîne l’intervention des troupes de sept pays africains dans ce que l’on va appeler, laPremière Guerre mondiale africaine. Les anciens alliés de Kabila constituent deux fronts : à l’Est, leRCD Goma(Rassemblement congolais pour la démocratie) soutenu par Kigali; au nord ouest le MLC (Mouvement de libération du Congo) de Jean-Pierre Bemba, encadré par Kampala. Kabila est de son côté soutenu par l’Angola, la Namibie et le Zimbabwe, des forces tchadiennes faisant également une rapide incursion à ses côtés.

L’assassinat de Laurent Désiré Kabila, enjanvier 2001va redistribuer les cartes.
Son fils Joseph lui succède à la tête de l’État. La communauté internationale veut mettre fin au chaos congolais.

Après l’attentat du11 septembre aux États-Unis, les Américains craignent plus que tout, l’existence de «zones grises» sur la mappemonde. Cesfailed states, états en faillite, qui n’exercent plus d’autorité sur leur espace national. Le jeune Joseph Kabila n’a guère le choix. Les deux tiers de la République démocratique du Congo sont sous le contrôle des rebelles. Il s’engage dans un difficile processus de paix (voirD'un Kabila, l'autre consécration diplomatique et accords inter-congolaisRFI 10/07/2006), avec le soutien de la communauté internationale et l’engagement actif de l’Afrique du Sud, intéressée par le potentiel économique du pays.

De très longues négociations aboutissenten avril 2002à l’accord de Sun city. Joseph Kabila doit partager le pouvoir avec les ex chefs rebelles pour conduire à partir de juin 2003 un gouvernement de transition devant mener à des élections générales deux ans plus tard.

Au même moment,  la Mission d’observation des Nations unies au Congo la MONUC, poursuit le déploiement de plusieurs milliers de casques bleus dans le pays. L’Union européenne est appelée à la rescousse pour mettre un terme à la guerre que se livrent des milices tribales (soutenues par Kampala et Kigali) qui sèment la mort et la terreur en Ituri, au nord-est du pays. L’opération Artémis placée sous commandement français sécurise la zone de Bunia la capitale provinciale et passe le relais quatre mois plus tard à laMonuc.

Très encadrée politiquement et très soutenue financièrement par la communauté internationale (plusieurs milliards de dollars sont déboursés), la Transition est prolongée d’un an. Les premières élections pluralistes se tiennent enjuillet 2006 après l’adoption par référendum, endécembre 2005d’une nouvelle Constituion

Grâce à son électorat de l’Est,Joseph Kabilaremporte les élections face à son rival de l’Ouest, Jean-Pierre Bemba*. Quatre ans plus tard, la République démocratique du Congo est loin d’être stabilisée. Divers groupes armés nationaux ou étrangers (Lord Resistance Army -LRA- ougandaise,  les Forces démocratiques de libération du Rwanda -FDLR-) continuent d’opérer dans les provinces de l’Est. Les forces armées congolaises sous payées et mal nourries contribuent elles aussi à l’insécurité. Le régime de Kinshasa a bien du mal à restaurer l’autorité de l’État sur le territoire.

Sur le terrain économique, la mauvaise gouvernance, la corruption endémique et la prédation pratiquée par les élites au pouvoir brident l’amélioration du quotidien des congolais, plongés dans la misère depuis maintenant deux décennies.

Les contrats miniers de plusieurs milliards de dollars négociés par le régime Kabila avec les Chinois n’ont eu que peu d’effets. Le budget de l’Etat n’a atteint l’année dernière qu’un peu plus de 4 milliards de dollars. 10 fois moins….. que celui de l’Angola voisin.

Les moyens de coercition utilisés pour réduire l’espace politique ont abouti à la quasi disparition de l’opposition et de toute expression discordante. Cinquante ans après l’indépendance, le rêve des congolais de vivre dans un État de droit et une démocratie en RDC n’est toujours pas réalise

 

SOURCE: RFI

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