Nous n'avons qu'une seule voie, je souligne; nous devons faire la révolution, nous devons prendre le peuple Congolais, le mettre debout et prendre ce qui reste de notre armée, de notre police, de notre sécurité pour bouter hors d'état de nuire cette structure étrangère( KABILA et son système) qu'on nous à imposé . Les citoyens congolais ont le droit de manifester pacifiquement à propos des limites du mandat présidentiel sans se faire attaquer par des voyous recrutés à cet effet. L’implication apparente de hauts responsables de la sécurité et du parti au pouvoir dans les attaques violentes montre jusqu’où les autorités sont capables d’aller pour stopper les manifestations de l’opposition.
Patrice Lumumba est né à Onalua (territoire de Katako-Kombe au Sankuru, Congo belge, dans l'actuel République démocratique du Congo). Il fréquente l'école catholique des missionnaires puis, élève brillant, une école protestante tenue par des Suédois. Jusqu’en 1954 (année de la fondation d'un réseau d'enseignement laïque et de la première université) la Belgique coloniale n’a que peu développé le système d’éducation, entièrement confié aux missions religieuses. L'école ne donne qu’une éducation rudimentaire et vise plus à former des ouvriers ou des clercs, mais Lumumba, autodidacte, se plongera dans des manuels d’histoire pour étudier plus en profondeur la Révolution française et l’histoire d’Haïti, des États-Unis et de la Russie.
Il travaille comme employé de bureau dans une société minière de la province du Sud-Kivu jusqu’en 1945, puis comme journaliste à Léopoldville(aujourd'hui Kinshasa) et Stanleyville (Kisangani), période pendant laquelle il écrit dans divers journaux.
En septembre 1954, il reçoit sa carte d’«immatriculé», réservée par l'administration belge à quelques éléments remarqués du pays (200 immatriculations sur les 13 millions d'habitants de l'époque).
Il découvre, en travaillant pour la société minière, que les matières premières de son pays jouent un rôle capital dans l’économie mondiale, mais aussi que l’administration coloniale cache aux Congolais ce potentiel présent dans les frontières - par ailleurs arbitraires - du pays. Il milite alors pour un Congo uni, se distinguant en cela des autres leaders indépendantistes.
En 1955, il crée une association « APIC » (Association du personnel indigène de la colonie) et aura l’occasion de s’entretenir avec le roi Baudouin en voyage au Congo, sur la situation des Congolais.
Le ministre du Congo de l'époque, Auguste Buisseret, veut faire évoluer le Congo et notamment mettre en place un enseignement public. Lumumba adhère au parti libéral avec d'autres notables congolais. C'est ainsi qu'en compagnie de plusieurs d'entre eux, il se rend en Belgique sur invitation du Premier ministre.