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Nous n'avons qu'une seule voie, je souligne; nous devons faire la révolution, nous devons prendre le peuple Congolais, le mettre debout et prendre ce qui reste de notre armée, de notre police, de notre sécurité pour bouter hors d'état de nuire cette structure étrangère( KABILA et son système) qu'on nous à imposé . Les citoyens congolais ont le droit de manifester pacifiquement à propos des limites du mandat présidentiel sans se faire attaquer par des voyous recrutés à cet effet. L’implication apparente de hauts responsables de la sécurité et du parti au pouvoir dans les attaques violentes montre jusqu’où les autorités sont capables d’aller pour stopper les manifestations de l’opposition.

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L’INSÉCURITÉ DEVENUE UNE HABITUDE DANS LA CAPITALE CONGOLAISE

«Dans un moment d’inattention, le silence de la nuit pluvieuse du 22 novembre est déchiré par deux coups de feu tirés sur l’avenue Libération, ex-24 Novembre, à Selembao, à la hauteur de l’arrêt Landu. Quand les piétons et les habitants des environs ont accouru pour aller s’enquérir de cette fusillade, un motocycliste avec un passager embarqué à l’arrière, vêtus tous deux des imperméables verdâtres qui cachaient deux armes, disparaissaient dans la nature». Tiré de Le Phare n°4215 du jeudi 24 novembre 2011, ce récit macabre relate avec sobriété le film du meurtre du député provincial MLC, Marius Gangale. Le récit est simplement choquant.

 

Oui, de tous ceux qui ont vu en live, ou ont eu la témérité de suivre la retransmission, à la télé, les images bouleversantes de la dépouille morte de cet élu de Bandalungwa, personne n’a pu retenir ses larmes. De partout, montent les cris qui serrent le cœur.

 

Cris de rage. Cris de désolation. Ce cri, c’est aussi celui qui, sans doute, est sorti du fond des trippes de la désormais veuve Gangale, ex-épouse du député provincial du MLC, qui a vécu, comme dans la séquence d’un film policier, la descente ignominieuse de son être cher.

 

Oui, la revoici. L’industrie du crime vient de reprendre ses activités criminelles. En pleine campagne électorale. Infligeant une nouvelle perte à la famille politique de Jean-Pierre Bemba, le MLC. Marius Gangale était, il convient de le rappeler, jusqu’à son meurtre, président du groupe parlementaire MLC au sein de l’assemblée provinciale de Kinshasa. Il n’avait pas sa langue en poche lorsqu’il fallait dénoncer un délit. Hélas ! Il a été tué à bout portant et s’est retrouvé affalé sur son siège, méconnaissable. Pourtant, il roulait le plus paisiblement du monde sur l’avenue ex-24 Novembre, à bord de sa camionnette de marque Mitsubishi, double cabine de couleur rouge bordeau métallisé, full option.

 

Oui, ils l’ont tué. Oui, ils ont encore tué. Les distributeurs de la mort. Les mêmes. Avec les mêmes méthodes. Sans état d’âme et sans pitié. Mais pourquoi tuent-ils ? Pour qui tuent-ils ? Jusques à quand continueront-ils de tuer ? Combien ont-ils déjà tué ? Un, deux… Marius Gangale est le deuxième député provincial MLC assassiné depuis le début de cette législature, après Daniel Botethi assassiné en juillet 2008.

 

Que faire ? Face à cette industrie du crime, faut-il pleurer encore ? Le peuple le vaudrait bien mais sa réserve de larmes doit s’être épuisée. Faut-il se révolter, dénoncer le pacte diabolique conclu avec le chef de l’escadron de la mort ? En tout cas, ça sent le roussi avant les élections du 28 novembre.

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