Nous n'avons qu'une seule voie, je souligne; nous devons faire la révolution, nous devons prendre le peuple Congolais, le mettre debout et prendre ce qui reste de notre armée, de notre police, de notre sécurité pour bouter hors d'état de nuire cette structure étrangère( KABILA et son système) qu'on nous à imposé . Les citoyens congolais ont le droit de manifester pacifiquement à propos des limites du mandat présidentiel sans se faire attaquer par des voyous recrutés à cet effet. L’implication apparente de hauts responsables de la sécurité et du parti au pouvoir dans les attaques violentes montre jusqu’où les autorités sont capables d’aller pour stopper les manifestations de l’opposition.
C’est finalement vers 17h30 que le candidat, N°11 à l’élection présidentielle de 2011, Etienne Tshisekedi wa Mulumba a voté dans un centre installé à l’institut Lumumba, dans la commune de Limeté, sous une forte pression des ‘roboco’ qui sont des éléments de la Police d’intervention Légion Nationale, fortement armés. Avant d’obliger le cortège du Président national de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) et candidat N°11 à l’élection présidentielle à rebrousser chemin pour atteindre finalement ce bureau de vote, ces policiers se sont livrés à coeur joie, sur le Boulevard Lumumba, entre Pont Matete et Pont Ndjili, à la dispersion des combattants, des motos et des véhicules qui, spontanément, s’étaient mis à l’accompagner dans le district de la Tshangu, juridiction où il avait souhaité accomplir son devoir civique. Le cortège s’est ébranlé à 16h30, de sa résidence à Limeté pour la Tshangu, sans qu’un communiqué soit donné à quiconque.
Contre toute attente, la nouvelle que le Lider maximo sortait de chez lui pour aller voter s’est répandue comme une traînée de poudre. On a vu des centaines des jeunes combattants venir de partout, et particulièrement des quartiers environnants - c’est-à-dire : Résidentiel, Industriel et Mombele. Tout ce monde courrait au troit pour accompagner la voiture du Président national de l’Udps. Au sortir du Boulevard Lumumba, plusieurs motocyclistes et véhicules se sont également joint à ce cortège instantané et c’était l’embouteillage sur la bande menant vers l’aéroport. D’autant que les foules courraient et s’agglutinaient sur le parcours et brandissant le ‘V’ de victoire, symbole de l’Udps depuis son origine. La foule était devenue encore plus compacte lorsque le cortège a atteint Matete, juste avant le Pont. C’était la liesse, des cris de joie et des chants qui jaillissaient de la foule. La surprise était de voir tout un « taxi-bus », avec l’accord des passagers à bord, se mettre à suivre le cortège avec des chants pour encourager les combattants.
Malheureuse ment, cette atmosphère de joie n‘allait pas durer. Brusquement, deux véhicules blindés anti-émeutes, accompagnés de plusieurs jeeps bondées de ‘rohocos’ ont surgi par plusieurs voies ; venant de Poids Lourds, de Ndjili ou surgissant derrière le cortège pour le prendre en sandwich. Ceux venant de Ndjili ont carrément barré la route au cortège et lancé des bombes lacrymogènes pour disperser tout le monde. Tandis que ceux sortis par la route de Poids Lourds ont exercé une nouvelle pression pour obliger le cortège à rebrousser chemin. Restant calme devant cette énième répression de ses combattants d’Etienne Tshisekedi a fait demi tour, fortement encadré par les éléments de la Police, vers 17h30, à l’Institut Lumumba.
SOURCE: LE PHARE FIAMA