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Nous n'avons qu'une seule voie, je souligne; nous devons faire la révolution, nous devons prendre le peuple Congolais, le mettre debout et prendre ce qui reste de notre armée, de notre police, de notre sécurité pour bouter hors d'état de nuire cette structure étrangère( KABILA et son système) qu'on nous à imposé . Les citoyens congolais ont le droit de manifester pacifiquement à propos des limites du mandat présidentiel sans se faire attaquer par des voyous recrutés à cet effet. L’implication apparente de hauts responsables de la sécurité et du parti au pouvoir dans les attaques violentes montre jusqu’où les autorités sont capables d’aller pour stopper les manifestations de l’opposition.

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Elections : nouvelle menace de report

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En dépit de l'arrivée à Kinshasa d'importants stocks d'urnes et de bulletins de vote, de la publication des listes électorales dans le site Internet de la CENI et de la cartographie des bureaux de vote, l'on reparle depuis pu d'une nouvelle menace de report des élections présidentielle et législatives nationales. Dans une récente déclaration faite à l'AFP (Agence France Presse) et relayée par plusieurs médias tant nationaux qu'étrangers, mais rapidement démentie par lui-même, Jacques Djoli, vice-président du Bureau de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) a laissé entendre que des contraintes organisationnelles pourraient amener cette institution à décaler la tenue des élections pour une ou deux semaines. 

Naturellement, pareille hypothèse ne pourrait être du goût du numéro un de cette institution d'appui à la démocratie, Daniel Ngoy Mulunda, qui n'a cessé de soutenir que l'échéance du 28 novembre serait scrupuleusement respectée. Au-delà de la controverse qui bat son plein autour de l'authenticité des propos du vice-président de la CENI, les observateurs constatent que des impondérables pourraient effectivement compliquer la ténue des scrutins présidentiel et législatifs. 

On cite, dans le lot, les cas de nombreux électeurs omis lors de l'élaboration de la mouture finale du fichier électoral. Le problème des « omis » avait, on s'en souvient, soulevé une vive controverse peu après la clôture, en juin 2011, de toutes les opérations d'identification et d'enrôlement des électeurs à travers les 10 provinces du pays et la ville-province de Kinshasa. Il avait été fait état, à l'époque, des milliers de Congolais détenteurs certes de leurs cartes d'électeurs mais dont les noms ne figuraient pas sur les 1listes des personnes habilitées à voter. 

Malgré les promesses de la CENI de régulariser la situation dans la foulée du nettoyage du fichier électoral, les informations en circulation dans plusieurs états-majors politiques donnent à penser que des milliers d'« omis » n'ont toujours pas réintégré le fichier électoral. Qui accepterait d'être privé du droit de vote le 28 novembre alors qu'on est détenteur d'une carte d'électeur? 

Il y a aussi celui des bureaux de vote, estimés à plus de 62.000. Des experts des partis et regroupements politiques qui viennent, de se livrer au travail de vérification de l'état physique de la cartographie des bureaux de vote affirment que nombre de ceux-ci n'existeraient que sur papier. Ils laissent entendre que certaines adresses signalées dan le répertoire de la CENI n'abriteraient pas de bureaux de vote. D'où, il y a lieu de craindre l'existence de nombreux bureaux de vote fictifs. 

On apprend qu'au niveau de l'Opposition politique notamment, un nouveau répertoire des bureaux de vote réellement identifiables sur la carte géographique du pays est en train d'être finalisé. Si cela s'avère vrai, les Congolais ne pourraient aller voter sans que la situation des bureaux de vote ne soit tirée au clair. 

Entre-temps, le contentieux du serveur de la CENI n'est toujours pas vidé. Le refus du « pouvoir organisateur des élections » de l'ouvrir à l'opposition ne fait qu'accentuer, dans l'opinion nationale et internationale, les soupçons de la planification des fraudes électorales. 

C'est au regard de toutes ces zones d'ombres que la perspective du report des élections du 28 novembre 2011 est de nouveau au centre du débat.

 

SOURCE: LE PHARE                                     FIAMA

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