Nous n'avons qu'une seule voie, je souligne; nous devons faire la révolution, nous devons prendre le peuple Congolais, le mettre debout et prendre ce qui reste de notre armée, de notre police, de notre sécurité pour bouter hors d'état de nuire cette structure étrangère( KABILA et son système) qu'on nous à imposé . Les citoyens congolais ont le droit de manifester pacifiquement à propos des limites du mandat présidentiel sans se faire attaquer par des voyous recrutés à cet effet. L’implication apparente de hauts responsables de la sécurité et du parti au pouvoir dans les attaques violentes montre jusqu’où les autorités sont capables d’aller pour stopper les manifestations de l’opposition.
Seul le Président candidat J. Kabila est permis de battre campagne où et quant il veut. La campagne électorale est aujourd’hui à son septième jour depuis son lancement vendredi 28 octobre dernier, par le président de la Commission électorale nationale indépendante Ceni en sigle, mais son déroulement affecté de tant d’aspérités fait déjà craindre le pire!
En effet, alors que les dirigeants de la Ceni et du Csac (Conseil Supérieur de l’Audio-- visuel et de la Communication) en appellent toujours à la tolérance, à des attitudes empreintes de responsabilité et de cordialité jusqu’à faire signer lés codes de bonne conduite aux parties au processus électoral en cours au pays, la campagne électorale est battue ce dernier temps à deux vitesses dont l’une permet à la Majorité présidentielle d’aller à la rencontre des électeurs et l’autre aux partis de l’opposition de s’en éloigner le plus possible.
Deux incidents, et non des moindres, apportent la preuve irréfutable de l’existence de cette politique de deux poids, deux mesures qui régente désormais le processus électoral mis en route depuis de longs mois par Daniel Ngoy Mulunda et son équipe. En voici l’économie:
Mardi dernier, un groupe compact de combattants de l’Udps bien encadrés par leur staff dirigeant a pris d’assaut la célèbre place des artistes à Kinshasa pour s’adresser aux passants dans le cadre de la campagne électorale ouverte le plus officiellement du monde vendredi 28 octobre écoulé.
Entré en action sous les applaudissements frénétiques de la foule, ledit groupe de combattants de l’Udps a été aussitôt encerclé par des jeunes gens aux gros bras identifiés aux délinquants et autres casseurs de la ville opérant habituellement sous la bannière de la jeunesse du Parti du Peuple pour la reconstruction et la démocratie, Pprd en sigle.
Dans un violent mouvement d’humeur ces jeunes du Pprd s’étaient mis à vociférer avant de demander aux combattants de l’Udps pourquoi ils sont venus battre campagne à cet endroit qui, semble-t-il, est réservé aux seuls partis membres de la Majorité présidentielle !
Dans leur réponse à leurs interlocuteurs, les combattants de l’Udps ont déclaré tout simplement qu’ils ne voyaient pas un seul carré du territoire de la République qui serait devenu un espace d’exclusion réservé à une seule formation ou plate-forme politique pendant la campagne électorale en cours.
Les jeunes du Pprd n’ont pas voulu entendre ces explications d cette oreille et se sont livrés à une lancinante altercation qui se termina par une violente empoignade d’où le combattant de l’Udps Pierre Zomba sortit avec son oeil gauche gravement affecté
Les témoins de cet incident est aux antipodes de prescrits du code de conduite de la Ceni affirment que le rôle néfaste joué par un officier supérieur du Commissariat de police près le Rond Point de la Place de la Victoire a failli précipiter la ville dans une effervescence politique inutile en prenant manifestement fait et cause pour les jeunes aux gros bras du Pprd et Alliés! Une affaire qui mérite l’attention des responsables concernés.
Hier mercredi, 2 novembre, au même endroit (place des Artistes) sur le coup de 9 heures, des combattants de l’Udps en pleine campagne électorale sont venus placer des affiches de propagande de leur leader Etienne Tshisekedi candidat à la magistrature suprême du pays.
L’espace destiné à accueillir ces affiches est situé très loin mais tout juste en diagonal de celui où sont placée celles du Président candidat de la Majorité présidentielle Joseph Kabila!
A la vue du groupe de combattants dé l’Udps qui se sont mis à placer les affiches de propagandes d’Etienne Tshisekedi, une équipe d’environ cinq policiers s’est détachée de la foule en marchant aux pas de géants !
Face au groupe de combattants de l’Udps, les cinq policiers se sont projetés sur ces derniers pour les empêcher d’agir comme ils le souhaitaient mais sans compter avec leur résistance farouche au nom de la loi électorale, qui ne contredit en rien la Ceni, celle-ci ayant lancé officiellement la campagne électorale le 28 octobre écoulé.
S’apercevant vite qu’ils ne pouvaient pas amener les combattants de l’Udps à se plier devant leur volonté, les policiers ont demandé des renforts à leur quartier général territorial qui envoya sans plus tarder deux camions d’armes de pieds en cap !
Agissant avec impétuosité, ces éléments ont fait exploser des grenades lacrymogènes et balles réelles avant de se servir impitoyablement de leurs longues matraques pour disperser leurs cibles visées. Une totale confusion s’en suivit permettant ainsi aux voyous du coin de faire main basse sur les téléphones portables et autres diverses marchandises que les petits marchands exposent habituellement au très célèbre Rond point de la Victoire !
Comme pour la circonstance de la veille, un autre agent de l’Etat de la commune de Kalamu est venu prêter main forte aux empêcheurs de la campagne électorale de l’Udps et partis alliés!
Il y a lieu de se demander si le code de bonne conduite de la Ceni vaut la peine d’être signé par l’opposition tant que des mesures concrètes devant garantir l’égalité de chances entre elle et la Majorité présidentielle ne sont pas prises conformément à la constitution et à la loi électorale en vigueur.
SOURCE:LA TEMPETE DES TROPIQUES