Nous n'avons qu'une seule voie, je souligne; nous devons faire la révolution, nous devons prendre le peuple Congolais, le mettre debout et prendre ce qui reste de notre armée, de notre police, de notre sécurité pour bouter hors d'état de nuire cette structure étrangère( KABILA et son système) qu'on nous à imposé . Les citoyens congolais ont le droit de manifester pacifiquement à propos des limites du mandat présidentiel sans se faire attaquer par des voyous recrutés à cet effet. L’implication apparente de hauts responsables de la sécurité et du parti au pouvoir dans les attaques violentes montre jusqu’où les autorités sont capables d’aller pour stopper les manifestations de l’opposition.
Quelques jours après la conférence de presse de Joseph Kabila, le Directeur Général de l’Observatoire du Code d’Ethique Professionnelle -OCEP- Saint Augustin Mwendambali décrypte la réponse du chef de l’Etat sur la corruption en R-dCongo. Selon le dernier classement de Transparency Agency, la R-dCongo a gagné des points au classement mondial de lutte contre la corruption. La R-dCongo est classée 164 sur 182 pays, avec un indice de 2.0. Un score à apprécier par rapport aux années antérieures.
Quelques jours après la conférence de presse du chef de l’Etat, l’opposition estime que rien de concret sur la corruption n’a été dit. Qu’en pensez- vous?
Il est vrai qu’un jour avant que le Président de la République ne parle de la corruption, il y a Me. Moïse Nyarungabu que j’ai suivi sur les ondes de la Radio Okapi, affirmait que contrairement à ce que le Président avait dit lors de son accession à la magistrature suprême que les portes de prison étaient grandement ouvertes. Pour Nyarungabu, ces portes ont été grandement ouvertes pour laisser échapper tous les prisonniers, corrupteurs et corrompus y compris, au point que chaque jour, on enregistre à travers la République des évasions spectaculaires dans les prisons du pays pour monter que les corrupteurs et les corrompus sont en cabale.
Vous voulez dire que Nyarungabu a tort?
Je dirai que Nyarungabu pourrez avoir raison en partie et non plus avoir tort dans l’autre seconde partie de manche.
Pourquoi?
Dans le processus de lutte contre la corruption, il’ ne faut pas toujours oublier qu’il y a trois étapes dans le mécanisme de lutte.
Lesquelles?
S’il l’éducation et la sensibilisation qui précèdent, immédiatement après vient la phase qui est concentrée à l’enquête, à la détection et à l’investigation, C’est quant les deux phases sont réunies et surtout la dernière. Quand on a réuni des preuves qu’on peut déclencher le processus judiciaire en recourant à la répression. A ce moment là, on organise au niveau des Cours et Tribunaux des procès relatifs aux pratiques de corruption.
En disant aux journalistes qu’il n’a pas des preuves de corruption pour sévir. Est-ce que le chef de l’Etat n’est pas en contradiction avec sa vision de 2006?
Lorsque l’opposition dit que le président est en contradiction avec sa vision, pour moi, cela apparaît comme un message dont l’expéditeur ne connaît pas Kabila. N’oubliez pas que le chef de l’Etat qualifie la corruption comme une forme de criminalité qu’il s’est engagé à combattre avec la dernière énergie. C’est pour vous dire que le Président de la République n’est pas encore fatigué. Mais en disant qu’il faut réunir les moyens en prenant l’exemple de ce Major, qui avait été exécuté sans avoir commis un acte de corruption.
Est-ce qu’une mise en garde aux enquêteurs que vous êtes?
Exactement ! Le Président de la République veut mettre en garde contre des délations gratuites, contre des arrestations gratuites non fondées. Il veut tout simplement prévenir les Cours et Tribunaux et la population sur la nécessité de réunir des preuves suffisantes accablantes qui peuvent conduire à l’arrestation d’un sujet ayant trempé les mains dans la corruption. Et pour montrer que cette vision demeure intacte, il a dit que l’opération «Tolérance Zéro» reste en court. Vous n’êtes pas sans ignorer qu’au niveau de l’Auditorat militaire, le Président de la République venait de révoquer un certain nombre d’officiers supérieurs de notre armée, qui se sont mal comportés.
Est-ce que vous avez des éléments qui montrent que l’opération «Tolérance Zéro» se poursuit?
Mais si, parce que dans des prisons r-dcongolaises il y a des ministres, des ADGs, des officiers supérieurs de la Police et des FARDC. C’est pour vous montrer que le combat continu. Ce combat nous le disons doit continuer en respectant les principes et le mécanisme de lutte contre la corruption. Ici, nous insistons sur le fait qu’on ne traduise en justice des sujets dont les charges et preuves sont suffisantes. Il ne faut pas qu’on se livre à des règlements de compte. Le président a attiré l’attention des gens sur des dénonciations abusives.
C’est dans ce sens que vos enquêtes prennent du temps?
Je vais vous dire qu’en matière de lutte contre la corruption, il est recommandé d’être persévérant, d’être patient. Au moment où l’enquête dans une transaction commence en R-dCongo est qu’elle est appelée à vous conduire sur d’autres cieux, comme au Canada, en Amérique, en Europe, il faut un temps raisonnable pour couvrir le temps de l’enquête.
Réunir les preuves et travailler en collaboration avec l’Interpol, de manière à ce qu’il ait récupération des avoirs ayant été détournés dans les transactions de corruption.
Vous, enquêteurs, vous aimez apparemment bien la jurisprudence?
Tout à fait, parce que dans une transaction, les détenteurs de la vérité des faits de la corruption sont les corrupteurs et corrompus. Aussi longtemps que les deux n’ont pas encore avoués leur forfait, il est tout à fait normal que l’infraction de corruption puisse demeurer silencieuse. Voilà pourquoi nous mettons beaucoup du temps dans la phase d’investigation et ça donne l’impression qu’on ne fait plus rien entre le moment où le président a déclenché l’opération «Tolérance Zéro»-.
Ça voudrait dire que tous ces gens qui sont arrêtés sont à garde vue avant Je début de leur procès?
Effectivement, ces gens- arrêtés sont des prévenus. Ils sont détenus là pour qu’il ne puisse pas procéder à la disparition des traces. Il faut réunir des enquêtes pour démontrer que tel a détourné et tel a été corrompu. Une fois toutes les pièces réunies, on passe à l’étape du procès. C’est la procédure utilisée au monde.
Réunir toutes les preuves avant d’entreprendre des procès. N’est-ce pas un aveu d’échec de la part du Président de la République?
Pour des gens qui ne sont pas spécialistes de la question, qui aurait souhaité que les arrestations se fassent tambour battant. Que s’il a soupçon de corruption et que le lendemain il faut mettre des gens en prison. Nous sommes respectueux de Droit de l’Homme, il faut aller jusqu’au bout du processus, respecter les procédures. Réunir les moyens, ce n’est pas l’abandon des charges. Il s’agit ici d’une attitude de jurisprudence parce que ces gens peuvent à leur tour intenter à l’Etat r-dcongolais des contre procès pour montrer que vous m’avez arrêté arbitrairement, je vous montre que je n’y étais pour rien. N’oubliez pas l’exemple que le président a donné d’un Major.
Ce dernier temps avec des évasions des prisonniers, vous ne croyez pas que ceux qui sont gardés à garde à vue pour raisons d’enquêtes puissent prendre la fuite?
Votre hypothèse parait être fondée. Nous devons être vigilants, réfléchis sur ces évasions massives surtout à la veille des élections où l’opposition, cherche à récupérer cette situation et la mettre sur la tête du pouvoir. Pour elle, le pouvoir semble armer des «Kuluna» pour insécuriser la population de manière qu’elle ne puisse pas aller aux élections convenablement. C’est dans cette optique que nous demandons au ministre de la Justice de renforcer les mesures de sécurité dans les prisons du pays. Vous n’êtes pas Sans ignorer qu’à travers le monde, on apprend des évasions spectaculaires, mêmes dans les prisons les plus organisées d’Europe. Même à Ablatasse, la célèbre prison américaine, il y a des fuites qui sont signalées. Mais quand ça devient légion, ça devient inquiétant parce que ces prisonniers sont des criminels. Ils risquent de récidiver. En les mettant en prison, on sécurise la population.
Il y a quelques mois, votre structure venait de sceller un pacte avec le Ministère de Justice. Est-ce que l’OCEP a déjà transmis des dossiers chez Luzolo Bambi ?
Sincèrement, je vous direz que sur ce plan, nous sommes satisfaits parce que le Procureur Général de la République a diligenté plusieurs enquêté sur terrain à la demande de l’OCEP et qu’il y a des correspondances qui sont légions ici. Il y a même des gens qui sont venus, au lieu d’être traduit en justice, ils ont préféré carrément rembourser l’argent qui a fait l’objet de transaction au bénéficiaire. Donc, cette coopération est là, mais nous aurions souhaité d’avantage qu’il ait beaucoup de déterminations de la part de nos juges et nos magistrats, de manière à ce que tous les cas de corruption soient châtiés correctement et qu’on cesse d’être cette magistrature soupçonnée d’être complice des pratiques de corruption. J’ai même amené un dossier qui vient de Bukavu, qui faisait l’objet d’un non appel, quand j’ai déposé le dossier entre les mains du premier président de la Cour Suprême de Justice, il m’a promis immédiatement de passer à l’exécution de ce jugement.
Est-ce qu’il vous arrive d’avoir peur?
Comme tout être humain, je peux avoir peur. Je ne lance pas un défis contre quiconque aurait souhaité me tuer puisqu’il me tuerait d’une manière innocente. Je n’ai jamais condamné quelqu’un, ni participer au renvoi de quelqu’un d’une manière arbitraire.
SOURCE: CONGO NEWS