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Nous n'avons qu'une seule voie, je souligne; nous devons faire la révolution, nous devons prendre le peuple Congolais, le mettre debout et prendre ce qui reste de notre armée, de notre police, de notre sécurité pour bouter hors d'état de nuire cette structure étrangère( KABILA et son système) qu'on nous à imposé . Les citoyens congolais ont le droit de manifester pacifiquement à propos des limites du mandat présidentiel sans se faire attaquer par des voyous recrutés à cet effet. L’implication apparente de hauts responsables de la sécurité et du parti au pouvoir dans les attaques violentes montre jusqu’où les autorités sont capables d’aller pour stopper les manifestations de l’opposition.

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Beni : les adhésions opportunistes aux partis politiques irritent les militants

 

A l’approche des présidentielles et législatives du 28 novembre prochain en Rd Congo, de nombreux militants des partis politiques changent de camp dans l'espoir surtout de figurer sur la liste des candidats ou d'avoir un poste. Mais ces nouveaux venus ne sont guère appréciés des anciens et les disputes sont nombreuses.
"Vous ne nous inspirez pas confiance, même si vous venez de rejoindre notre camp de la majorité, ne pensez pas que vous serez maintenu sur la liste des candidats à la députation nationale ou provinciale". C'est ce SMS menaçant qu'a reçu le préfet des études d’une école secondaire de Beni, au nord de Goma qui venait de quitter, quelques jours plus tôt, le parti MLC de Jean-Pierre Bemba, au profit de la majorité présidentielle où il a été accueilli en grande pompe.
 Depuis février, les états-majors des partis politiques à Beni, l’une de trois importantes villes du Nord-Kivu (avec Goma et Butembo), sont en ébullition. Les alliances se font et se défont à l’approche des élections présidentielles et législatives de novembre prochain. A l’instar du maire honoraire de cette ville, Jules Kasereka Mungwana qui affirme avoir quitté le PPRD, le parti présidentiel, à la suite de "tant de promesses non tenues", pour adhérer au RCD/KML, l’un des partis de la coalition au pouvoir. "Plusieurs fois j’ai été nourri de fausses promesses d’être nommé conseiller au cabinet du gouverneur ou ministre provincial. Lassé, j’ai fait un nouveau choix", se défend-t-il.

 "Qu’ils attendent 2016"
 Mais ces adhésions qui s’observent à l’approche des élections, provoquent des remous au sein des regroupements politiques. Car elles se font, selon Kambale Kalimuli, universitaire et analyste politique, "sans conviction, juste en quête d’un positionnement pour jouir des privilèges du pouvoir…". Nombre de ces nouvelles adhésions sont constatées dans les rangs des militants de l’opposition, qui rallient le camp de l’actuelle majorité au pouvoir. "Je ne sais pas si ces nouveaux adhérents acceptent aujourd’hui les chantiers de notre président qu’ils critiquaient à longueur de journée quand ils étaient dans l’opposition", se demande Kakule Kapita, un militant du PPRD qui accepte du bout des lèvres, ses nouveaux camarades du parti.
 Mais les vraies disputes portent sur les enjeux électoraux : qui doit figurer ou non sur les listes des candidats des partis qui doivent postuler notamment à la députation nationale ou provinciale. Les anciens membres des partis traitent les arrivants d’opportunistes et de caméléons, qui changent facilement de couleur. Pour eux, les nouveaux doivent attendre les élections de 2016 pour espérer briguer un quelconque mandat. "Quand ils arrivent tambour battant, ils pensent qu’il n’y avait pas de gens ici ! Nous avons enduré depuis longtemps, ces opportunistes doivent attendre car c’est notre tour de tenter notre chance en 2011…", déclare Ignace Patanguli, militant du RCD/KML.
 Ces repositionnements au sein des partis créent parfois un climat morose dans des familles. Des parents qui ne sont pas du même bord politique que leurs enfants se regardent en chien de faïence à la maison. "Depuis deux semaines mon père ne me parle plus puisque j’ai adhéré à une formation politique qu’il n’apprécie pas", dénonce un jeune homme, qui ambitionne de postuler à la députation provinciale. Pour avoir pris part à une réception en l’honneur d’un haut cadre d’un parti adverse, un homme a chassé sa femme du toit conjugal, au motif qu’elle complotait avec ses ennemis…

 

                                                 FIAMA

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