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Nous n'avons qu'une seule voie, je souligne; nous devons faire la révolution, nous devons prendre le peuple Congolais, le mettre debout et prendre ce qui reste de notre armée, de notre police, de notre sécurité pour bouter hors d'état de nuire cette structure étrangère( KABILA et son système) qu'on nous à imposé . Les citoyens congolais ont le droit de manifester pacifiquement à propos des limites du mandat présidentiel sans se faire attaquer par des voyous recrutés à cet effet. L’implication apparente de hauts responsables de la sécurité et du parti au pouvoir dans les attaques violentes montre jusqu’où les autorités sont capables d’aller pour stopper les manifestations de l’opposition.

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Affrontements à l’Est de la RDC : Bosco Ntaganda se couvre derrière Joseph Kabila

Le général mutin cherché par la CPI soutient que le chef de l‘Etat sait où il se trouve et nie toute implication dans les violents combats qui opposent les militaires ex-CNDP à l’armée régulière à l’Est du pays. Dans une interview accordée mardi 1er mai 2012 à l’AFP et relayée hier par Radio France Internationale (RFI), le général Bosco Ntaganda se dit non concerné dans les affrontements qui opposent les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) à de mutins ex-membres de la rébellion dont il était chef d’état-major, dans la partie- Est de la République démocratique du Congo, et qui provoquent d’importants déplacements des populations.
“Je suis dans ma ferme près de Mushaki. Ma hiérarchie militaire sait que je suis là et m’a autorisé d’y rester.
Même le chef de l’Etat (Joseph Kabila) le sait”, a souligné l’ex-chef d’état-major du CNDP recherché par la Cour pénale internationale (CPI), habituellement basé à Goma, la capitale du Nord-Kivu.
« Je ne suis pas impliqué dans les affrontements qui se passent entre les FARDC (Forces armées de la RDC) et les militaires qui ont fait défection » dans les provinces instables des Nord et Sud Kivu, a-t-il affirmé en swahili au correspondant local de l’AFP.

Depuis plusieurs jours, la localisation du général Ntaganda était incertaine, favorisant les rumeurs sur son implication dans la défection de plus d’une dizaine d’officiers supérieurs, ex-membres de la rébellion du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), qui ont déserté avec quelques centaines d’hommes.
Même la direction politique du CNDP avance que cette thèse est « totalement incorrecte et manipulatrice » puisque Bosco Ntaganda “continue à travailler sous le commandement de la hiérarchie des « FARDC », depuis les accords de paix signés avec Kinshasa en 2009, ayant permis l’intégration de ce général que la CPI présente comme un sujet rwandais.
Il faut signaler que de violents combat opposent l’armée régulière aux mutins dans la province du Nord-Kivu, surtout dans les territoires de Masisi où se trouve Mushaki, et Walikale où des soldats ex-rebelles se sont alliés à une milice d’auto-défense Maï Maï accusée d’avoir participé dans la zone aux viols de près de 400 personnes à l’été 2010.
On signale que les Maï Maï de Cheka Ntabo Ntaberi et les mutins ont pris le contrôle de plusieurs localités dont Luvungi, où les viols massifs ont été perpétrés, Niankuli et Mutakato, mais “on est en train de prendre des dispositions pour essayer de contrôler la situation dans ce secteur-là également”, a souligné lundi 30 avril dernier le colonel Sylvain Ekenge, porte-parole des FARDC pour les Kivu.

Selon des sources militaires, les affrontements ont fait dimanche à Mweso (Masisi) six morts chez les mutins et 3 blessés chez les FARDC, et dans la nuit de lundi à Kirumba (territoire de Lubero) une femme et une fillette sont mortes. Quatre militaires ont par ailleurs été blessés.
Plusieurs témoins affirment que des soldats ex-rebelles progressent vers Goma.
“La résurgence qui prévaut actuellement trouve ses racines dans l’échec évident du processus d’intégration des éléments issus des mouvements politico-militaires au sein des Forces armées de la RDC”, estime dans son communiqué la direction politique du CNDP.

Et d’ajouter, “cette situation désastreuse provoque des morts d’hommes, des pillages et des déplacements massifs des populations civiles innocentes », a-t-elle ajouté.
Plusieurs témoins ont d’ailleurs constaté des déplacements importants des populations, surtout des femmes et des enfants qui ont regagné Saké, Mungunga où ils occupent des salles de classe, et Mubambiro où se trouvent un centre de commandement militaire et des troupes de la Mission de l’ONU (Monusco).
Beaucoup d’autres familles ont aussi fui au Rwanda. “D’après les derniers chiffres, 2.092 nouvelles personnes sont arrivées en provenance de la RDC au centre de transit de Nkamira”, à 22km du Nord-Kivu, a déclaré Céline Schmitt, porte-parole du Haut-commissariat aux réfugiés (HCR) de l’ONU à Kinshasa, précisant que « plus de 50% » sont des enfants.
On peut donc constater que ce chef rebelle qui nie toute implication dans ces violents affrontements, y est sans nul doute bel et bien concerné.

Il dit se reposer dans sa ferme de Mushaki, dans le Masisi, alors que des dom- bats s’y déroulent.
Il va même jusqu’à citer le nom de Joseph Kabila dans son aventure, ce qui extrêmement grave Pourtant, lors de sa descente récemment à Goma, Kabila avait promis de répondre à la volonté de la population locale en arrêtant ce dissident qu’il protégeait il y a quelques mois, surtout que la CPI exige à cor et à cri son transfèrement à La Haye pour répondre de ses actes alors qu’il était aux côtés de Thomas Lubanga.
 

source:Tempete des tropiques 

 

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