Nous n'avons qu'une seule voie, je souligne; nous devons faire la révolution, nous devons prendre le peuple Congolais, le mettre debout et prendre ce qui reste de notre armée, de notre police, de notre sécurité pour bouter hors d'état de nuire cette structure étrangère( KABILA et son système) qu'on nous à imposé . Les citoyens congolais ont le droit de manifester pacifiquement à propos des limites du mandat présidentiel sans se faire attaquer par des voyous recrutés à cet effet. L’implication apparente de hauts responsables de la sécurité et du parti au pouvoir dans les attaques violentes montre jusqu’où les autorités sont capables d’aller pour stopper les manifestations de l’opposition.
Une équipe de dix-sept inspecteurs des Finances vient d'être mise à la poursuite du directeur général suspendu de la DGRAD. La mission est bien entendue de dénicher le reste des bévues de mauvaise gestion commises par le numéro un de la régie. Le nombre impressionnant de ces « policiers » des Finances dénote l'énormité des fautes à charge du premier des cadres de cette régie financière.
Le 18 décembre 2007. Il avait plu au Président de la République, Son Excellence Monsieur Kabila Kabange Joseph, de nommer à la tête de la gestion de la DGRAD (Direction générale des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participation), M. Elongo Ongona Jean.
C'est le 17décembre de la même année que ce dernier fut investi dans ses fonctions à l'occasion d'une grande cérémonie à laquelle les cadres et agents avaient massivement répondu. Ces derniers, très soucieux d'un changement du dirigeant pendant qu'un duo se disputait le leadership au sommet de cette régie financière.
La venue de M. Elongo Ongona Jean était donc très messianique pour libérer la main d'œuvre qui se lamentait des dissensions générées par l'équipe dirigeante remplacée. C'est donc avec des ovations frénétiques que le nouveau directeur général avait été accueilli.
Un oasis de paix
Ayant pris ses fonctions, le numéro un de la DGRAD lève une option. Il décida d'organiser du 12 au 18août 2008, au centre catholique Nganda, dans la commune de Kintambo, des travaux d'une commission chargée de l'examen de tous les problèmes du personnel de cette régie financière. Les assises avaient planché surtout sur des problèmes administratifs, financiers, sociaux et logistiques.
Dans son allocution de circonstance, le DG Elongo Ongona Jean déclara : Faisons de la régie un oasis de paix, un lien d'excellence attaché au pro grès». La promesse était donc toute faite. Et l'engagement bien pris par le premier des cadres de la DGRAD. Celui d'offrir à la communauté de la régie une vie socioprofessionnelle très décente. Et garantir à ses administrés une carrière administrative pleine d'espoir.
Une grande régie financière
Le mercredi 4 juin 2008, le numéro un de la DGRAD accorda une interview exclusive au magazine télévisé «Loba Toyoka». Et à l'occasion, il déclarait «Nous voulons faire de cette régie financière; l'une de grandes pourvoyeuses des recettes de l'Etat». Encore une grandiose promesse faite à la nation et aux cadres et agents de la DGRAD par le DG Elongo Ongona Jean.
En vue de matérialiser ses promesses, le DG avait besoin des réformes. Et, selon lui, ces réformes se rattachent à ses rapports avec les agents, la délégation syndicale et autres.
Cynisme
Alors que les cadres et agents avaient fondé leur grand espoir sur la personne de M. Elongo Ongona Jean pour voir leur situation se métamorphoser positivement, grande aura été leur déception. Une bonne majorité de la main d'oeuvre avait crié au scandale et d'assister impuissante devant la liquéfaction, mieux de la liquidation de la délégation syndicale à laquelle elle attachait une grande importance quant à la défense de ses intérêts.
A partir de cet acte, les cadres et agents commencèrent à se faire une idée claire sur la personne d'Elongo Ongona Jean: «ll' a voulu se débarrasser de cette équipe syndicale en vue d'agir en toute indépendance et liberté et s'accaparer de ce dont il avait besoin, sans être inquiété», tançaient certains agents.
La vraie face du DG avait ouvertement apparue. Le chef n'avait aucune envie de recevoir ou d'écouter les cadres et les agents. Il s'était fait entouré d'un noyau des collaborateurs venus du dehors. N'ayant aucune connaissance assise sur les affaires de la DGRAD. C'est eux qui prirent le DG Elongo Ongona Jean en otage. Le tout était verrouillé. Ne peut rencontrer le chef que celui qui fait partie du « lobby » qui s'était donné aussi la mission d'accuser, de vilipender les autres aux yeux du DG. Un climat de peur et d'oppression s'installa.
Ayant réussi à bipolariser la main d'oeuvre, le DG Elongo prit l'option de régner en maître: Mettant de côté la morale, la déontologie et l'éthique administrative et professionnelle. Du cynisme consommé.
Décadence
C'est dans cette illusion fantasmatique inculquée dans le subconscient des agents que le DG enclencha un réel travail de dégringolade de la DGRAD. C'est par l'administration que l'opération commença. Il fallait créer une supériorité numérique des agents acquis à sa cause. Et les engagements journaliers débutèrent. Sans tenir compte des structures organiques de la DGRAD.
L'essentiel est que les siens priment sur le reste des effectifs. Ainsi, ils pouvaient le défendre en cas de mouvements sociaux qui se déclaraient à la DGRAD. Et, aujourd'hui, la régie est bondée des effectifs hyper-pléthoriques. Et les grandes s'accordent sans tenir compte des dispositions administratives y afférentes.
Les arrêtés ministériels se rapportant aux grades accordés à ces cadres et agents appartenant au carré du DG et à peine recrutés ont été décriés par les anciens qui ont fait plus de 5, 10 et 15 ans de service. Pas mal d'agents sont aujourd'hui révoqués par les dernières ordonnances présidentielles tout simplement parce que le DG Elongo Ongona Jean voulait régler des comptes avec ces derniers. La commission des recours du ministère de la Fonction publique a même fustigé cette situation en condamnant le DG d'avoir sacrifié la carrière des pères de familles sans aucun dossier disciplinaire.
Prié de donner des explications à ce sujet, M. Elongo a réservé une fin de non recevoir à une mission de la Fonction publique venue le contacter à ce propos.
Finances : N'en parlons pas
Là gestion des finances à la DGRAD, c'était le nerf de la guerre. Le domaine a été fatalement quadrillé par le chef. Il n'y avait que les siens qui avaient [e droit d'effectuer des missions. Et les régions ciblées : le Katanga et le Bas-Congo. Ce sont ces deux provinces qui produisent beaucoup plus de recettes par la régie. Et c'est là aussi où se seraient commis beaucoup d'abus de mobilisation des recettes de la DGRAD. Seuls les membres du clan professionnel pouvaient bénéficier de missions dans ces deux parties du Congo. Tellement que la mission était abondante et les dividendes ne devraient profiter qu'aux intimes. Et les agents n'ont pas cessé de revendiquer leur dû provenant des dossiers contentieux desquels ils se voyaient floués.
Raison pour laquelle des tams-tams raisonnaient constamment à la DGRAD par lesquels les agents faisaient plus entendre leurs voix de revendication. Des revendications maintes fois mâtées par des agents de l'ordre lourdement armés. Les agents sont arrivés jusqu'à surnommer la paie de la prime de contentieux de nom de «Kerekou». Tellement que lé montant payé est minime par rapport à la réalité.
La désolation était aussi à son comble s'agissant de la paie de la prime de rétrocession et de plus-value. Là, n'en parlons pas. Il semble qu'une machette servait à couper ce que les agents avaient droit. La «Tramotina», comme aimaient l'appeler les agent, rendait ces derniers très perplexes et douteux de l'exactitude des sommes à payer. «Nous ne sommes pas certains de ce que l'on nous paie dans la mesure où la transparence n'y est pas et la délégation syndicale ne nous informe de rien étant très inféodée au DG», déplorait-on.
17 inspecteurs des Finances
Aux dernières nouvelles, on apprend qu'une équipe de dix-sept inspecteurs des finances est attendue à la DGRAD. Elle aurait reçu mission de fouiller et de creuser au fond des rochers où pourraient encore se nicher les derniers «fossiles» financiers engloutis par le DG Elongo Ongona Jean. Le nombre de 17 inspecteurs révèle à bon vent la grandeur et l'énormité des griefs retenus à charge du numéro un de la DGRAD. Aujourd'hui suspendu.
Une fausse guerre
Au lieu de s'en prendre à lui-même, le DG Elongo a transposé sa propre guerre sur celui que la tutelle a désigné pour assumer l'intérim, en la personne de M. Emony. En quoi ce dernier est-il fautif pour mériter des injures et des calomnies portées contre lui: Un ancien collaborateur qui a oeuvré à côté de vous. Qui vous a manifesté sa sincérité, sa loyauté, sa fidélité devient brusquement un ennemi juré. On utilise les enfants de la rue pour le savonner. Le séquestrer psychologiquement et moralement. Là encore, le DG Elongo sème une condition très négative dont la conséquence sera proportionnelle avec le temps.
Et la justice
L'on apprend par ailleurs que le DG Elongo Ongona jean doit répondre aux invitations que lui adressent la justice. C'est plutôt là-bas que le DG suspendu doit se pour démontrer à l'opinion congolaise que les fautes lourdes de détournement et de mauvaise gestion dont il est l'auteur à la DGRAD sont fausses. Certains de ses directeurs y font le défilé, certainement cités par l'incriminé. Non ! Le DG Elongo devrait s'assumer. Et ne pas chercher des boucs émissaires. Il devrait être un homme. Comme le disait ce grand écrivain et aviateur du nom de Antoine de Saint Expéry : «L'homme se découvre devant l'obstacle».
FIAMA